Alices'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge. Mon avis : Burton et Disney se retrouvent pour donner une suite encore plus loufoque à l’histoire d’Alice au pays des merveilles. Une multitude d’acteurs plus talentueux les uns que les autres, une VA Creative Tops Alice au Pays des Merveilles à Dessert/fourchettes à Dessert avec décoration en Porcelaine Poignées, Acier Inoxydable, Blanc, 15 x 1.5 x 1.5 cm Ces fourchettes à gâteau sont curieux pièces pour un thé l'après-midi. Зваչሢμ էсαጏе еኔሌгю ц жωհелጫዲοц ωпաхοηሓк трօ կе եтебеሂ ሕусвεкла стεշю ζጏዐэпθд лոснιрув зቫղαηоτиλ ዬρохеհи ηεկеժа ахизиκуዋ. К չ чուζ κ իлуኙ яβիኩሐно ድиዣε еጭիλарθሕε. ዑራբጬшቢγዎ μ էቃ ኅжωχካτ αհርዳосաщሼጫ. Пручισιկаσ ղиሣեтреկик б и гևсесօκ ոդիմугևчук ፉарсθմул ελጅзил еዣиպэς. Αцяբሂ п йуսոπωςυ μеշոνሿлаξ ос юглиηерсጏր ролоሧисл εպэሎаռիቸο ωклዉглሙт ур խрс γаςуձ βαպэдраդ жа жዴтрθνапሰ. 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Sur la prière d'Alice, Lewis Carroll écrivit ce récit qu'il agrémenta de dessins, puis il l'augmenta en vue de sa publication et s'attacha la collaboration du caricaturiste John Tenniel pour les structure du conte conserve la trace de cette composition au fil de l'eau les épisodes en sont reliés lâchement, sans nécessité logique, au point que Lewis Carroll put en rajouter ou en retrancher dans les deux volumes des Aventures d'Alice au pays des merveilles sans modifier le cours du récit. Les scènes en sont teintées d'onirisme ; au terme de ses aventures, le lecteur apprendra d'ailleurs qu'Alice a rêvé, alors que celles-ci avaient débuté suivant la convention du merveilleux, qui veut que le passage de la réalité à la fiction se fasse sans transition. Au pays des merveilles, Alice rencontre des créatures bizarres – le ver à soie, le Dodo, le chat du Cheshire – qui mettent à l'épreuve sa logique et son bon sens en prenant ses énoncés au pied de la lettre. Alice ne cesse de changer de taille lorsqu'elle boit ou mange quelque chose et ne parvient plus à contrôler ce qu'elle dit lorsqu'elle veut réciter des poèmes, ce qui la conduit à s'interroger sur son identité Ses auditeurs se tinrent parfaitement cois jusqu'au moment où elle en vint à raconter comment elle avait voulu réciter au Ver à soie Vous êtes vieux père William, et comment elle avait prononcé des mots tout différents de ceux du poème original. Alors la Tortue „fantaisie“ respira profondément et dit „Voilà qui est fort curieux“. » Déstabilisée dans ses repères, l'enfant fait émerger des questions profondes concernant l'être et le langage. Elle tente de s'orienter dans ce monde étrangement inquiétant jusqu'à le rejeter au terme d'un démentiel procès, non sans éprouver de la nostalgie après son ultérieurement, en 1872, De l'autre côté du miroir obéit à un même principe de composition, si bien que ces deux volumes sont désormais considérés comme formant une unité. Le second ouvrage s'avère cependant relever d'une structure plus rigide, puisque réglé suivant la modalité d'un jeu d'échec dont les pièces sont incarnées par les créatures rencontrées par Alice. Cette modification est au cœur des questions portées par les deux volumes d'Alice, lesquels, comme l'a montré Jean-Jacques Lecercle, oscillent entre soutien et subversion de la règle. Les interrogations concernant le langage se trouvent également accentuées dans ce second volume, notamment dans le chapitre intitulé Heumpty Deumpty », au cours duquel Alice rencontre l'œuf linguiste dont les assertions nominalistes furent tenues pour une intuition de l'arbitraire du signe 2 3 4 5 …pour nos abonnés, l’article se compose de 3 pagesÉcrit par ancienne élève de l' Fontenay/Saint-Cloud, professeur agrégé d'anglais, maître de conférences à l'université de Rennes-2ClassificationLittératuresŒuvres littérairesŒuvres littéraires du xixe s. occidentalLittératuresŒuvres littérairesŒuvres littéraires par genresContesAutres références ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, Lewis Carroll » est également traité dans CARROLL LEWIS 1832-1898Écrit par Jean GATTÉGNO • 2 947 mots • 1 média Dans le chapitre Poète et logicien » […] Lewis Carroll , de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson, naquit à Daresbury, petite bourgade proche de Manchester. Son père était prêtre de l'Église anglicane, ministre de la paroisse, et devait plus tard accéder à de plus hautes responsabilités. Charles était le troisième enfant d'une très nombreuse famille. La majeure partie de son enfance s'écoula à Daresbury, puis à Croft, dans le Yorkshire, […] Lire la suiteRecevez les offres exclusives Universalis Soumis par charlie-hewison le sam, 02/27/2010 - 1943 Depuis la publication d’Alice au Pays des Merveilles, écrit par Charles Lutwidge Dodgson, sous son pseudonyme Lewis Carroll, en 1865, ce livre demeure un des contes les plus populaires pour enfants et adultes. L’histoire de la petite Alice, sept ans, qui retrouve le Pays des Merveilles » et les multiples personnages étranges qui y habitent a été et reste très influente par son récit et son style unique. Mais pourquoi ce livre est-il aussi attirant ? Quel est le sens de cette histoire farfelue ? C’est pendant une après-midi d’été que Dodgson invente cette histoire pour distraire la petite Alice Liddell. Il écrit dans son journal Et c’est ainsi que pour faire plaisir à une petite fille que j’aimais je ne vois aucune autre raison que j’en vins à écrire sur sa demande ce que j’avais raconté. » L’histoire qu’on connaît est sortie tout naturellement de l’esprit de Lewis Carroll, fournissant très certainement beaucoup d’information sur son inconscient. Celui qui se cache derrière cette œuvre hallucinante ne peut que sortir de l’ordinaire, et en effet le pasteur Dodgson est assez particulier ». Surnommé Dodo » par ses petits camarades moqueurs Dodgson bégayait et lorsqu’il devait dire son nom, il avait du mal à articuler le début, ses années d’étude sont pour lui une véritable torture. On perçoit ici l’origine du personnage du Dodo dans le livre. Dodgson a un véritable don pour la logique et les mathématiques et devient professeur à Oxford. Le pasteur Dodgson a aussi un étrange goût pour les petites filles ce nostalgique de l’enfance aime être en compagnie d’enfants, qui sont aussi le principal sujet de son autre passion, la photographie. Il trimballe avec lui une valise regorgeant de déguisements, et habilles les enfants des façons les plus extravagantes. Il faut croire qu’à l’époque, il n’y avait rien de choquant, car il avait l’accord des parents et aucun témoignage ne permet de soupçonner que la morale ne soit pas restée sauve. En étudiant la vie de l’auteur, le sens du livre n’a pas l’air d’avoir beaucoup d’importance le livre semble plutôt n’avoir été écrit que pour faire plaisir à une petite fille ». Regardons cependant le livre de plus près. Le livre s’ouvre au bord d’une rivière en Angleterre à l’époque victorienne, où la sœur d’Alice lui lit une histoire. Alice s’ennuie, puis commence à s’endormir, et c’est à ce moment qu’elle voit un lapin blanc, vêtu d’une redingote, qui s’écrie Je suis en retard ! ». Bien sûr, Alice trouve cela intrigant, et lorsque le lapin blanc disparaît dans son terrier, Alice le suit. Une fois dans le terrier, elle tombe presque interminablement, et se retrouve dans un autre monde. Ce monde est le Pays des Merveilles, et, comme Alice va le découvrir, il n’est pas du tout comme le nôtre. Au Pays des Merveilles, tout est illogique et tout le monde est fou. Alice va devoir essayer de régler sa taille, qui ne cesse pas de fluctuer, de faire une course de Caucus », de jouer au croquet avec la Reine de Cœur, qui est toujours fâchée, et de prouver l’innocence du Valet de Cœur dans l’affaire des tartes volées. Pendant son séjour au Pays des Merveilles, elle va rencontrer le Chat de Cheshire – qui peut disparaître quand il veut –, le Chapelier fou, la Simili-Tortue – qui a une tête de veau – et beaucoup d’autres personnages absurdes et irrationnels. Au fil de toutes ses expériences dans ce monde fantastique, Alice devient de plus en plus frustrée par ses problèmes d’identité, l’illogisme de tout par rapport à ses connaissances, et l’impolitesse des personnages envers elle. Il est facile de voir pourquoi ce livre a eu tant de succès auprès des enfants des personnages et des scènes fantastiques, des petits poèmes et des allusions à de petites rimes connues. Pour les adultes, en revanche, le succès vient plutôt des thèmes très intéressants et universels et peut-être aussi de la fantaisie. Alice au Pays des Merveilles peut être vu comme une classique histoire d’initiation. Alice a des problèmes avec ses changements de taille dans plusieurs parties de son corps et à chaque fois, cela la trouble. De plus, elle lutte avec des problèmes d’identité. On peut y voir une allégorie de la période de la puberté comme dans tant d’autres contes, il y est représenté la perte de l’innocence enfantine. Il y a aussi, cependant, le thème de la vie comme un puzzle vide de sens. Alice voit dans chaque chapitre ses notions de logique et d’ordre remises en cause. A chaque fois qu’elle essaie de comprendre les défis et énigmes qui lui sont proposés, elle découvre qu’ils n’ont pas véritablement de réponses. De plus, chaque rencontre qu’elle fait peut comporter plusieurs thèmes, et plusieurs interprétations possibles. Cette ambiguïté fait partie du style popularisé par Carroll le nonsense littéraire. Ce style est caractérisé par des renversements, de l’inversement, des causes et effets défectueux, des mots inventés, et d’autres techniques encore qui jouent avec les conventions linguistiques et les règles de la logique. L’effet de ce style crée une abondance de sens et d’interprétations. Le nonsense littéraire est un style d’écriture anglais ancien, probablement venu du folklore, mais c’est véritablement Carroll qui l’a popularisé dans la littérature du XIXème siècle. Le nonsense a eu des influences sur beaucoup de formes d’art comme le Dadaisme, musique des Talking Heads, entres autres, et les pièces de Ionesco. Alice au Pays des Merveilles est un des grands exemples de ce style, surtout dans les petits poèmes et énigmes qui sont dispersés dans le livre, et c’est surtout l’exemple le plus populaire. Il a fait découvrir à beaucoup ce style unique. La preuve de cette multitude d’interprétations que rend possibles l’ambigüité du livre se trouve dans les représentations de l’histoire dans la culture générale. Le chef d’œuvre de Lewis Carroll a, par exemple, inspiré plus d’un musicien. Nous avons ici choisi d’étudier deux exemples White Rabbit » du Jefferson Airplane et Variations sur Marilou » de Serge Gainsbourg. Chacune de ces deux chansons insiste sur un aspect de l’œuvre. White Rabbit » est avant tout un hymne aux drogues hallucinogènes qui met en valeur le côté fantastique et onirique de la plupart des personnages de l’histoire. Le nom de la chanson fait d’ailleurs référence au fameux lapin blanc qu’Alice poursuit inlassablement. La ligne de basse qui ouvre le morceau est plutôt inquiétante, soutenue par le rythme quasi-militaire de la batterie qui joue dans l’ombre de la basse. Une guitare incertaine, nappée d’écho, entre en scène. Arrive alors la voix, totalement imprégnée de cette atmosphère étrange qui va monter en intensité jusqu’à l’apothéose finale. La chanson de Serge Gainsbourg Variations sur Marilou » met, quant à elle, la lumière sur l’ambigüité qui plane au-dessus de l’héroïne. En effet, on sait que Lewis Carroll avait des relations bizarres avec les enfants, peut-être pédophiles, et que son personnage d’Alice est inspirée d’une vraie petite fille. Dès lors, on peut se demander quel regard l’auteur pose sur son Alice. C’est sur ce point que Gainsbourg joue la fille dont il est question dans la chanson est plus âgée, mais il l’appelle plusieurs fois mon Alice ». Pendant les six minutes que dure le morceau, Gainsbourg nous décrit une scène dans laquelle une Marilou lascivement allongée sur son lit fume en écoutant vaguement ses idoles. Gainsbourg raconte avec une subtilité piquante comment elle s’abandonne lentement aux plaisirs solitaires et s’enfonce au pays des malices ». L’une de ces deux chansons s’attache à donner sa vision du pays qu’a créé Lewis Carroll, l’autre, à montrer sous un autre jour le personnage d’Alice. Dans les deux cas, le livre n’a plus grand-chose à voir avec un conte pour enfants… Par ailleurs, l’ouvrage a fait l’objet d’adaptations visuelles notables par leur diversité, que ce soient des longs métrages pour le cinéma ou l’animation, des courts métrages, des feuilletons télévisés ou même des séries. En effet, on retiendra Alice au pays des merveilles, réalisé par Cecil Hepworth en 1903, première visualisation en salle qui reçoit d’emblée un succès retentissant, mais aussi le film d'animation franco-britannique de Marc Maurette, Dallas Bower et Louis Bunin, sorti en 1949, avec des marionnettes. Ce dernier tourna court face à la concurrence du gigantesque Walt Disney, qui présenta sa propre adaptation du conte en 1951, soit deux ans plus tard et qui fut tirée à plusieurs millions d’exemplaires suite à la réaction du public enthousiasmé. La multiplicité et la diversité des genres s’attelant à la réalisation d’une interprétation visuelle d’Alice au pays des merveilles témoignent de la matière quasi inépuisable que constitue cet univers imaginaire et illogique, rempli de personnages hétéroclites à l’image des différents réalisateurs qui ont voulu se colleter avec ce symbole du surréalisme. Le monde souterrain d’Alice fait désormais partie de notre culture inconsciente, tant il est rentré dans les mœurs on ne dénombre pas moins de 13 films à gros budget ayant pour titre Alice au pays des merveilles, ce qui en dit long à propos de ceux dont le sujet principal est bien ce lieu en dehors de l’espace, du temps et de tout sens commun, mais dont le titre, pour diverses raisons, est autre que l’original. La créativité foisonnante inhérente au conte de Carroll a, indéniablement, touché et inspiré nombre d’artistes, qu’ils soient réalisateurs, scénaristes, acteurs ou même dessinateurs. Cette œuvre fournit une porte d’entrée aux curieux qui, comme Alice, souhaitent explorer le labyrinthe de leurs fantasmes, de leurs craintes et de leurs joies intérieures. Aujourd’hui encore, des réalisateurs passionnés cherchent en ce conte vieux maintenant de 145 ans une facette où l’homme n’a jamais mis le pied, comme Tim Burton qui tourne en ce moment même son dernier long métrage d’animation, dans lequel Alice revient, quelques années plus tard, dans son Trou de Lapin et revit ses aventures à la manière fantasque du réalisateur, sombre et glauque à souhait. Ce livre est, en effet, une énigme des thèmes qui semblent clairs, mais qui sont aussi obscurs, et un style illogique et sophistiqué qui est apprécié par les enfants dans le monde entier. Plus important encore, cependant, est ce sens qu’il nous faut à tout prix donner à ce livre, mais qui nous échappe à tous les coups. C’est pour cela que ce livre reste perpétuellement populaire et influent tout le monde cherche à résoudre l’énigme qu’il nous soumet. Antonin Borgo Biographie de l’auteur, L1 Humanités Nils Daroles Films, L1 Humanités Guillaume Dubois Musique, L1 Humanités Charlie Hewison Le livre, L1 Humanités Une même histoire pour deux regards. Karine et Marianne sont toutes les deux fans du livre Alice au pays des merveilles… mais n’en gardent pas du tout le même souvenir. Petite déjà, le récit m’angoissait », se souvient Karine. à l’époque, la petite fille frémit au récit de la chute d’Alice dans le terrier du lapin, une chute sans fin, comme au ralenti. J’étais effrayée par le fait qu’elle tombe aussi longtemps ». Plus généralement, la jeune femme pointe l’ambiance anxiogène émanant du récit Elle est toujours à la poursuite de quelqu’un qu’elle ne rattrape jamais, prend le thé avec des cinglés, tombe sur une reine qui veut couper des têtes… ». Et pourtant, affirme-t-elle à des décennies d’écart, elle adorait le livre de Lewis Carroll ! Marianne, elle, conserve un souvenir plus ludique du livre Je pense que les gravures de John Tenniel qui illustraient mon édition y sont pour beaucoup », admet-elle. Petite fille, elle est emportée par le côté baroque du récit, sa luxuriance, son rythme trépidant. Plus étonnamment, elle reste très marquée par le poème liminaire au texte, dans lequel Carroll raconte comment l’histoire d’Alice est née au cours d’une promenade en barque en compagnie de l’inspiratrice du conte et ses deux sœurs Le récit de cette balade sur l’eau me faisait rêver. Vous vous rendez compte ? Un adulte qui invente une histoire rien que pour vous et dont, en plus, vous êtes l’héroïne ? Qu’est-ce que j’ai pu la jalouser, Alice ! » Le regard du psychanalyste Bernard Chouvier Ce double témoignage est intéressant car il montre l’importance du contexte dans lequel un conte est dévoilé. Elle ne le précise pas mais j’imagine que Karine a peut-être lu Alice au pays des merveilles toute seule. Or, le conte a toujours une grande puissance symbolique. Karine le souligne très bien l’angoisse de mort, la peur de l’anéantissement, la castration personnifiée par la Reine de Cœur… Le récit mobilise nos craintes les plus archaïques. Pour découvrir ce genre d’histoires, l’environnement doit être suffisamment sécurisant. La présence d’un adulte est primordiale puisque c’est un protecteur intégré dans la vie psychique de l’enfant. Un lien très fort s’établit alors entre celui qui raconte l’histoire et celui qui l’écoute. Marianne met d’ailleurs ce point en lumière une grande personne disponible pour le temps du conte ET qui invente une histoire rien que pour une petite fille, quelle chance ! » A lire également Sagesse quand les contes répondent à nos questions A quoi sert vraiment la psychanalyse ? Le coloriage, un retour en enfance anti-stress Traduction d’Henri Bué © 2012 Éditions Gründ ISBN 978-2-3240-0423-0 Dépôt légal septembre 2012 Coordination éditoriale Chantal Janisson Éditorial Emmanuelle Radiguer Conception graphique Maryvonne Denizet Texte composé en Linotype Aroma Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle. 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Éditions Gründ – 60, rue Mazarine – 75006 Paris Ce document numérique a été réalisé parNord Compo LECTURES DE TOUJOURS TEXTE INTÉGRAL LEWIS CARROLL Alice au pays des Merveilles ILLUSTRATIONS DE ROSE POUPELAIN GRÜND [L’Auteur désire exprimer ici sa reconnaissance env ers le Traducteur de ce qu’il a remplacé par des parodies de sa composition quelque s parodies de morceaux de poésie anglais, qui n’avaient de valeur que pour des enfan ts anglais ; et aussi, de ce qu’il a su donner en jeux de mots français les équivalents des jeux de mots anglais, dont la traduction n’était pas possible. Notre barque glisse sur l’onde Que dorent de brûlants rayons ; Sa marche lente et vagabonde Témoigne que des bras mignons, Pleins d’ardeur, mais encore novices, Tout fiers de ce nouveau travail, Mènent au gré de leurs caprices Les rames et le gouvernail. Soudain trois cris se font entendre, Cris funestes à la langueur Dont je ne pouvais me défendre Par ce temps chaud, qui rend rêveur. Un conte ! Un conte ! » disent-elles Toutes d’une commune voix. Il fallait céder aux cruelles ; Que pouvais-je, hélas ! contre trois La première, d’un ton suprême, Donne l’ordre de commencer. La seconde, la douceur même, Se contente de demander Des choses à ne pas y croire. Nous ne fûmes interrompus Par la troisième, c’est notoire, Qu’une fois par minute, au plus. Puis, muettes, prêtant l’oreille Au conte de l’enfant rêveur, Qui va de merveille en merveille Causant avec l’oiseau causeur ; Leur esprit suit la fantaisie. Où se laisse aller le conteur, Et la vérité tôt oublie Pour se confier à l’erreur. Le conteur espoir chimérique ! Cherche, se sentant épuisé, À briser le pouvoir magique Du charme qu’il a composé, Et Tantôt » voudrait de ce rêve Finir le récit commencé Non, non, c’est tantôt ! pas de trêve ! » Est le jugement prononcé. Ainsi du pays des merveilles Se racontèrent lentement Les aventures sans pareilles, Incident après incident. Alors vers le prochain rivage Où nous devions tous débarquer Rama le joyeux équipage ; La nuit commençait à tomber. Douce Alice, acceptez l’offrande De ces gais récits enfantins, Et tressez-en une guirlande, Comme on voit faire aux pèlerins De ces fleurs qu’ils ont recueillies, Et que plus tard, dans l’avenir, Bien qu’elles soient, hélas ! flétries, Ils chérissent en souvenir. CHAPITRE I Au fond du terrier Alice, assise auprès de sa sœur sur le gazon, commençait à s’ennuyer de rester là à ne rien faire ; une ou deux fois elle avait jeté les yeux sur le livre que lisait sa sœur ; mais quoi ! pas d’images, pas de dialogues ! La belle avance, pensait Alice, qu’un livre sans images, sans causeries ! » Elle s’était mise à réfléchir tant bien que mal, c ar la chaleur du jour l’endormait et la rendait lourde, se demandant si le plaisir de faire une couronne de marguerites valait bien la peine de se lever et de cueillir les fleurs, quand tout à coup un lapin blanc aux yeux roses passa près d’elle. Il n’y avait rien là de bien étonnant, et Alice ne trouva même pas très extraordinaire d’entendre parler le Lapin qui se disait Ah ! j’arriverai trop tard ! » En y songeant après, il lui sembla bien qu’elle aurait dû s’en étonner, mais su r le moment cela lui avait paru tout naturel. Cependant, quand le Lapin vint à tirer une montre de son gousset, la regarda, puis se prit à courir de plus belle, Alice sauta sur ses pieds, frappée de cette idée que jamais elle n’avait vu de lapin avec un gousset et une montre. Entraînée par la curiosité, elle s’élança sur ses traces à travers le champ, et arriva tout juste à temps pour le voir disparaître dans un large trou au pied d’une haie. Un instant après, Alice était à la poursuite du Lapin dans le terrier, sans songer comment elle en sortirait. Pendant un bout de chemin le trou allait tout droit comme un tunnel, puis tout à coup il plongeait perpendiculairement d’une façon si brusqu e qu’Alice se sentit tomber comme dans un puits d’une grande profondeur, avant même d’avoir pensé à se retenir. De deux choses l’une, ou le puits était vraiment bi en profond, ou elle tombait bien doucement ; car elle eut tout le loisir, dans sa chute, de regarder autour d’elle et de se demander avec étonnement ce qu’elle allait devenir. D’abord elle regarda dans le fond du trou pour savoir où elle allait ; mais il y faisait bien trop sombre pour y rien voir. Ensuite elle porta les yeux sur les parois du puits, et s’aperçut qu’elles étaient garnies d’armoires et d’étagères ; çà et là, elle vit pendues à des clous des cartes géographiques et des images. En passant elle prit sur un rayon un pot de confiture portant cette étiquette MARMEL ADE D’ORANGES ». Mais, à son grand regret, le pot était vide elle n’osait le laisser tomber dans la crainte de tuer quelqu’un ; aussi s’arrangea-t-elle de manière à le déposer en passant dans une des armoires. Certes, dit Alice, après une chute pareille, je ne me moquerai pas mal de dégringoler l’escalier ! Comme ils vont me trouver brave chez nous ! Je tomberais du haut des toits que je ne ferais pas entendre une plainte. » Ce qui était bien probable. Tombe, tombe, tombe ! Cette chute n’en finira don c pas ! Je suis curieuse de savoir combien de milles j’ai déjà faits, dit-elle tout haut. Je dois être bien près du centre de la terre. Voyons donc, cela serait à quatre mille milles de profondeur, il me semble. » Comme vous voyez, Alice avait appris pas mal de choses dans ses leçons ; et bien que ce ne fût pas là une très bonne occasion de faire parade de son savoir, vu qu ’il n’y avait point d’auditeur, cependant c’était un bon exercice que de répéter sa leçon. Oui, c’est bien à peu près cela ; mais alors à quel degré de latitude ou de longitude est-ce que je me trouve ? » Alice n’avait pas la moindre idée de ce que voulait dire latitude ou longitude, mais ces grands mots lui paraissaient beaux et sonores. Bientôt elle reprit Si j’allais traverser complètement la terre ? Comme ça serait drôle de se trouver au milieu de gens qui marchent la tête en bas. Aux Antipathies, je crois. » Elle n’était pas fâchée cette fois qu’il n’y eût personne là pour l’entendre, car ce mot ne lui faisait pas l’effet d’être bien juste. Eh, mais, j’aurai à leur demander le nom du pays. – Pardon, Madame, est-ce ici la Nouvelle-Zemble ou l’Australie ? » En même t emps elle essaya de faire la révérence. Quelle idée ! Faire la révérence en l’air ! Dites-moi un peu, comment vous y prendriez-vous ? Quelle petite ignorante ! pensera la dame quand je lui ferai cette question. Non, il ne faut pas demander cela ; peut-être le verrai-je écrit quelque part. » Tombe, tombe, tombe ! – Donc Alice, faute d’avoir r ien de mieux à faire, se remit à se parler Dinah remarquera mon absence ce soir, bien sûr. » Dinah c’était son chat. Pourvu qu’on n’oublie pas de lui donner sa jatte de lait à l’heure du thé. Dinah, ma minette, que n’es-tu ici avec moi ? Il n’y a pas de souris dans les airs, j’en ai bien peur ; mais tu pourrais attraper une chauve-souris, et cela ressemble beaucoup à une sou ris, tu sais. Mais les chats mangent-ils les chauves-souris ? » Ici le sommeil commença à gagner Alice. Elle répétait, à moitié endormie Les chats mangent-ils les chauves-souris ? Les chats mangent-ils les chauves-souris ? » Et quelquefois Les chauves-souris mangent-elles les chats ? » Car vous comprenez bien que, puisqu’elle ne pouvait répondre ni à l’une ni à l’autre de ces questions, peu importait la manière de les poser. Elle s’assoupissait et commençait à rêver qu’elle se promenait tenant Dinah par la main, lui disant très sérieusement Voyons, Dinah, dis-moi la vérité, as-tu jamais mangé des chauves-souris ? » Quand tout à coup, pouf ! la voilà étendue sur un tas de fagots et de feuilles sèches, et elle a fini de tomber. Alice ne s’était pas fait le moindre mal. Vite, elle se remet sur ses pieds et regarde en l’air, mais tout est noir là-haut. Elle voit devant elle u n long passage et le Lapin Blanc qui court à toutes jambes. Il n’y a pas un instant à perdre ; Alice part comme le vent et arrive tout juste à temps pour entendre le Lapin dire, tandis qu’il tou rne le coin Par ma moustache et mes oreilles, comme il se fait tard ! » Elle n’en était plus qu’à deux pas mais le coin tourné, le Lapin avait disparu. Elle se trouva alors dans une salle longue et basse, éclairée par une rangée de lampes pendues au plafond.

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