Réglagedes voiles. L'objectif de ce réglage est d'obtenir un écoulement attaché (non décollé) du vent sur l'ensemble de la voile (aux allures du près et travers au vent) ou seulement au niveau du bord d'attaque de la voile (aux allures portantes).Le réglage d'une voile consiste : à l'orienter par rapport à la direction du vent (calage global des profils de la voile).
Voiciun petit récapitulatif des manoeuvres de base. ~ Pour pouvoir avancer il faut gréer les voiles, c’est donc la première chose que vous allez apprendre sur un bateau. Il faut savoir une chose, peu importe l’embarcation : les voiles se gréent face au vent ! Premièrement, il faut hisser la grand-voile ensuite vous pourrez hisser le
Unstage de voile pour adulte vous initiera aux premières manoeuvres : savoir diriger le bateau, régler les voiles selon le vent, connaître les allures sur un bateau, s’ammarer, virer de bord,. En quelques jours apprenez les bases de la navigation en voilier et découvrez les plaisirs de la navigation et des croisières en voilier.
Leréglage des voiles au près Le voilier est “aspiré” par le vent au près. Le réglage de la GV se calque sur celui de la voile d'avant. Les deux doivent être “parallèles” (en 3D, le profil des deux voiles doit être similaire). Observer les penons, vous permettra d'avoir une meilleure appréhension de la situation. Comment régler la Balancine ? Il faut le tendre de manière à
Réglerla hauteur de la voile sur le mât : Amener le point d’amure le plus prés du pied de mât : Le wishbone : Orienter le plan de voilure par rapport au vent : Naviguer à toutes les allures : Tendre la voile le long du mât pour éliminer les plis : Pleine puissance de la voile : Cintre le mât, élimine le creux de la voile de long du mât
REGLAGEDES VOILES Pour bien régler, il faut apprécier le volume et moduler la forme des profils selon l’allure et la force du vent. Trois paramètres fondamentaux interviennent : •l’angle d’incidence •l’importance et la position du creux •le vrillage. Visage souriant sans remplissage
Achaque allure ses caractéristiques et son réglage de voiles. Les allures sont symétriques selon que l’on reçoive le vent de gauche (bâbord amures) ou de droite (tribord amures). On distingue deux familles d’allures,
Commencezd’abord par régler votre génois puis adaptez le réglage de la grand voile. Et reprenez systématiquement tous vos réglages dés que vous changez d’allure ! Le réglage de la GV est plutôt dynamique (s’adapte en permanence aux conditions de l’instant) et le réglage du génois est plutôt statique (réglages moins fréquents). Au Portant
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Les allures les plus connues sont celles où il y a un bateau de représenté. Nous découvrirons bientôt que chaque allure comporte des réglages de voile différents. Vous pouvez toutefois retenir que l’angle vent/voile s’appelle incidence ou angle d’attaque. Vent debout. Zone en rouge, c’est une direction qu’il est impossible de prendre on dit remonter le vent. Les voiles faseyent, c’est-à-dire qu’elles bougent dans tous les sens comme un drapeau. Dans cette situation, le bateau n’avance pas, la grande voile n’a pas de résistance au vent il est donc facile de la hisser ou de la descendre. Près. C’est l’allure pour remonter le vent. La voile est presque dans l’axe du bateau. Si on se rapproche du vent debout cette allure est appelée près serré. Nous sommes à environ 45° du vent. C’est une allure où l’on est confronté aux vagues, car elles sont souvent orientées dans le sens du vent également. Bon plein. Nous sommes à environ 60° de l’axe du vent. Petit largue. Travers. Nous passons aux allures portantes. Le vent est à 90°. Largue. Le bateau peut subir la poussée des vagues, attention à bien garder sa direction. Grand largue. Vent arrière. La grand-voile est complètement ouverte. Le vent vient de l’arrière facile !. Attention si on continue à abattre, on va faire passer les voiles de l’autre côté. C’est possible, mais c’est une manoeuvre empannage, nous y reviendrons. Quand le vent vient de devant sur le schéma en 2, 3 ou 4 on parle d’allures de près. Quand le vent vient de l’arrière sur le schéma en 6, 7 ou 8 on parle d’allures portantes. Quand la direction du vent se rapproche de la direction du bateau, on dit que le vent refuse le bateau aura moins de facilité à avancer. Quand la direction du vent s’éloigne de la direction du bateau, on dit que le vent adonne le bateau aura plus de facilité à avancer. Lofer / Abattre Pour tourner, c’est simple on utilise la barre pour aller à gauche ou à droite… Hey non. Nous allons toujours nous repérer avec le vent et l’allure du bateau. Soit on se rapproche du vent on dit qu’on lofe 1. Soit on s’éloigne du vent on dit qu’on abat 2. Dans le cas où vous naviguez avec une barre franche, veillez à bien vous asseoir du côté inverse de vos voiles. Exemple si vous êtes tribord amure vos voiles sont donc du côté gauche, vous devez être assis du côté droit dans le cockpit. Partant de ce principe si vous poussez la barre vers les voiles donc vous lofez, si vous tirez la barre vers vous vous abattez. Avec une barre à roue, c’est aussi simple qu’un volant on tourne dans le sens ou l’on souhaite aller. En lâchant la barre, si le bateau a tendance à se rapprocher du vent lofe tout seul, on dit qu’il est ardent. En lâchant la barre, si le bateau a tendance à s’éloigner du vent abat tout seul, on dit qu’il est mou. Un changement brusque de la direction du cap s’appelle une embardée. Il y a Auloffée si le bateau lofe. Abatée si le bateau abat. Virer de bord Virement de bord Génial, je comprends tout ! Par contre, je ne comprends pas comment je dois faire si je veux aller dans la direction du vent ? Dans la direction 1 sur le schéma du n’est en effet pas possible d’aller dans la direction face au vent. Il va falloir ruser en allant au près d’un côté qu’on appelle bord, puis de l’autre. On dit faire des virements de bord ou encore louvoyer. On met alternativement la voile d’un côté, puis de l’autre. Regardons le schéma En 1 je ne peux avancer. En 2 je fais de nombreux virements de bord en 3 je n’en fais qu’un seul. Euh du coup il vaut mieux faire comme en 2 ou comme en 3 sur le schéma ? C’est quoi le mieux ? En fait les méthodes 2 ou 3 reviennent au même la destination et la distance restent la même si si vous pouvez vérifier. La méthode 2 demande plus de manoeuvres des virements de bord, mais permet de moins s’éloigner du point d’arrivée. Il faudra choisir en fonction de la carte, des connaissances de l’équipage, de l’état de la mer… Empannage L’empannage c’est le même principe qu’un virement de bord, mais vent arrière. Pour le dire autrement, c’est quand le vent passe d’un côté à l’autre, mais par l’arrière du bateau. À la différence d’un virement de bord où vous vous retrouvez pendant quelques secondes face au vent et sans risques cela freine le bateau, au vent arrière il n’y a pas cette sécurité. Si vous abattez trop, les voiles vont d’un coup » changer d’amure passer de l’autre côté. Nous verrons par la suite comment empanner en sécurité avec une manoeuvre. Partager ce cours Continuer la formation Allez moussaillon !Du nerf avec le prochain cours Accélérer, Ralentir › Commentaires Tu n'as pas compris quelque chose ? J'ai abusé sur le rhum sur une explication ? N'hésite pas, exprime-toi !
Pour bien comprendre cet article, voici deux mots qui vont t’aider lofer et abattre. Lofer, c’est quand tu te rapproche du vent. Tu lofes en poussant ta barre. Si tu étais en vent de travers, en lofant tu te retrouverais au près. Plus tu vas lofer, plus le vente sera face à toi. Abattre, c’est quand tu t’écartes du vent. Tu abats en tirant ta barre. Si tu recevais le vent de travers, en abattant il viendrait de l’arrière du bateau. Tu serais au largue. En bateau tu peux aller dans toutes les directions sauf face au vent. L’allure où tu n’avances par car ton bateau est face au vent s’appelle Vent Debout, aussi appelé vent de face. Elle va du lit du vent à 45° de chaque côté. Ce qui veut dire qu’un bateau ne peut pas remonter à moins de 45° du lit du vent. Les catamarans remontent encore moins bien, jusqu’à 55-60° ils sont en vent debout ou au prés serré. Prés serré 40° Allure très proche du vent, donc les voiles se dégonflent et le bateau ne gîte pas. Cette allure est encore plus lente que le prés. Elle est utile en cas de rafales plutôt que qu’ouvrir les voiles en les choquants, en donnant du mou pour ralentir, tu lofes davantage, ainsi tu te rapproche du vent sans perdre de vitesse. Prés 45° c’est allure officielle la plus proche du vent. On a une grande impression de vitesse car le vent réel et le vent relatif sont proches, mais on n’avance pas bien vite dans les faits… Lire aussi Comprendre les 3 types de vents D’où vient le vent ? Il existe plein de méthodes pour déterminer le sens du vent. Sur ton lieu de camp, en regardant la direction où la fumée ... Le bateau aura tendance à beaucoup gîter et à taper les vagues les vagues suivent le sens du vent. C’est un allure inconfortable et plutôt lente, mais c’est celle qui permet de mieux remonter au vent. Le bon plein 60° c’est le contraire du prés serré, tu t’écartes du vent en faisant une abattée. Ton voilier va accélérer nettement et va beaucoup moins taper les vagues. Cette allure est un bon compromis entre cap = fait de chercher à remonter au vent et vitesse. Lire aussi Comment ne plus jamais dessaler ? Il y a deux catégories de voiliers ceux qui dessalent ou chavirent facilement, et… les autres. Ici tu vas apprendre à ne plus dessaler car tu ... Travers 90° ton bateau va encore accélérer, la gîte totalement retomber et l’effet des vagues sera négligeable. En effet le bateau ne tape plus les vagues puisqu’elles viennent de côté. Largue 120° c’est une allure aussi confortable que le travers et plus rapide encore. Au largue, les vagues arrivent de l’arrière du bateau tu peux donc surfer sur la vague. C’est à dire que ton bateau combine la vitesse de la vague sa vitesse. Quand tu surfes sur une vague, ton bateau connaît une grosse accélération pendant quelques secondes. Grand Largue 150° Comme pour le largue, les vagues viennent de l’arrière du bateau. Sauf que ta vitesse est beaucoup plus faible. Ton bateau subi donc les vagues qui sont plus rapides que sa vitesse. C’est donc une allure très difficile à barrer, le bateau risque de partir au lof à tous moments. Vent Arrière 180° Allure aussi appelé allure pépère où l’on bronze ». C’est une allure très lente à éviter car les empannages* intempestifs sont fréquents. Qui dit empannage dit bôme, et qui dit bôme dit bobo à la tête si tu ne te baisses pas suffisamment. * Empannage quand ton bateau tourne dos au vent. Durant ce virage, si le bateau n’est pas maîtrisé, la bôme change de côté avec beaucoup de force. Au prés, travers et largue, le bateau est aspiré par le vent. C’est le même principe qu’une aile d’avion. Au grand largue et au vent arrière, le bateau est poussé par le vent. On appelle ces allures le portant. Pour ralentir au prés et travers, il suffit de lofer de te rapprocher du vent vers le vent debout. Et au largue, grand largue il faut abattre, c’est à dire t’écarter du vent vers le vent arrière. Attention à ne pas te tromper de sens, sinon tu vas accélérer encore plus ! Remonter au vent Comme tu peux le voir, il est impossible de remonter au vent. Au mieux tu navigues à 45° du vent. Pour remonter au vent, tu vas louvoyer avec ton bateau. C’est à dire que tu vas faire des bords de prés ou bon plein en allant vers le vent. Cap ou vitesse ? Voici LE problème des marins. Faut-il mieux choisir un bon cap prés ou prés serré pour bien remonter au vent ou choisir une allure plus confortable. Sur le schéma précédant à gauche il y a le cap au prés et à droite le cap au bon plein. A première vue, le près semble plus intéressant il y a moins de virement de bords à faire et moins de route. Mais le bon plein est nettement plus rapide et confortable que le prés. C’est un choix à faire à chaque navigation. En régate on va plutôt choisir le prés car le cap sera meilleur. En croisière le bon plein s’impose, surtout si elle dure plusieurs jours.
L’allure d’un voilier désigne la direction d’où provient le vent. Ainsi un bateau naviguant vent arrière reçoit le vent de son arrière. A chaque allure ses caractéristiques et son réglage de voiles. Les allures sont symétriques selon que l’on reçoive le vent de gauche bâbord amures ou de droite tribord amures. On distingue deux familles d’allures, selon que la direction d’où on reçoit le vent. Les allures de remontée, qui vont du près au bon plein et les allures portantes, ou allures de reaching en anglais, qui vont du travers au vent arrière. Bout-au-vent ou face au vent Quand un voilier se dirige vers le vent en se rapprochant de l’axe du vent lofer ses voiles, se mettent à faseyer, il se trouve alors “face au vent”. Si on pense à un vent du Nord venant du 360°, l’allure bout-au-vent correspond à l’angle compris entre 315° et 45° environ. Le près En s’éloignant de l’axe du vent abattre et avec les voiles bordées, le bateau va se mettre en mouvement puis à gîter. On dit alors qu’il navigue “au plus près du vent” ou au près. Si on pense toujours à un vent venant du nord, le près correspond à un angle par rapport au vent de 300° à 60°. Dans certaines circonstances, pour gagner du cap, le barreur peut décider de lofer pour s’approcher de la direction du vent, avant que ses voiles ne se mettent à faseyer. Il tient un cap de près serré dit “au plus près”. Au près, les voiles sont bordées, le bateau subit une force latérale élevée qui le fait gîter. A cette allure, les voiles reçoivent un écoulement de l’air laminaire. Au près, le but paraît deux fois plus loin, le trajet trois fois plus long, le tout quatre fois plus péniblement ! Le bon plein En s’éloignant encore de l’axe du vent abattant, le bateau va se mettre progressivement à plat et les conditions devenir plus agréables vers 60° du vent. On arrive au bon plein, une allure sûre, agréable et autorisant de bonnes vitesses. Les voiles sont moins bordées, plus creusées, que pour le près afin d’assurer un bon écoulement des flux de vent. Le vent de travers ou largue En abattant s’éloignant de l’axe du vent encore, on arrive au largue, la première des allures portantes. Les allures portantes se caractérisent par un écoulement non laminaire, turbulent, des flux d’air sur les voiles. A ces allures, les voiles du bateau reçoit le vent sur un plan perpendiculaire, propice à la transmission de puissance sans création de gîte. Les allures portantes peuvent permettre le déjaugeage du bateau. Le bateau navigue au 90 ou 270°, bien à plat. Le barreur doit garder son bateau à plat, à la recherche du planning. Le vent paraît faiblir, mais ce n’est qu’un ressenti. Les voiles sont presque débordées et le chariot d’écoute est au milieu du bateau. L’allure est rapide et très confortable. C’est le moment de sortie à l’avant un code-zéro ou un gennaker. Le grand largue En poursuivant notre abattée, c’est l’arrivée au grand largue. Il faut creuser les voiles au plus en fonction des conditions de mer et de temps pour utiliser au mieux la force du vent dans les voiles. Sous cet angle, le vent pousse le bateau en avant, lui offrant naturellement le déjaugeage. Au largue, le voilier court, débridé, à l’aise. La grand-voile et la voile d’avant sont les plus creusées possible. Au grand largue, la portance créée par l’action du vent dans les voiles peut faire accélérer le bateau puis le faire planer. Au planning, la surface mouillée des oeuvres vives du voilier a fortement diminué, celui-ci étant fermement tiré en avant par ses voiles. Une surface mouillée moindre implique une meilleure glisse et plus de vitesse qui se traduisent au delà d’un certain seuil par le déjaugeage du voilier. Sur l’étai, on peut conserver le gennaker ou envoyer un spi asymétrique. Le vent arrière En poussant encore notre abattée, on atteint bientôt une zone instable, au calme trompeur, le vent arrière. Si tout semble calme, la bôme elle, semble indécise. Sous quel bord va-t-elle se placer ? C’est une allure désagréable à long terme, car l’empannage n’est jamais très loin ! On peut placer les voiles en ciseaux une sur chaque bord pour optimiser leur prise au vent. C’est l’allure de prédilection du spi symétrique. On peut installer un frein de bôme pour retenir la grand-voile en cas d’empannage intempestif. Au vent arrière, l’adresse et lattention du barreur sont essentielles, une vague arrivant par l’arrière aura tôt fait de faire empanner le bateau… BON VENT! L’article est rédigé par François Meyer.
© Incidences Sails La grand-voile possède une forme creuse, nécessaire à la propulsion du voilier. Mais pour bien naviguer, notamment au près, elle nécessite d'être réglée en fonction du vent. Voici les outils pour modifier la position et le volume du creux de grand-voile. Reportage Régler sa grand-voile Comprendre le fonctionnement d'une grand-voileBien régler le creux de sa grand-voile, pour mieux naviguerRéglage de grand-voile, le vrillage et l'incidence 1 - La forme du mat Les haubans tiennent le mat en place mais n'oublions pas qu'ils permettent aussi de lui donner une forme. On appel cela le cintrage du mât. En cintrant le mat, donc en lui donnant une forme courbe, on va effacer une partie du creux de la voile donc diminuer la puissance. Dans le petit temps, par exemple, on va rendre le mat plus droit que dans la brise. Comment faire ? Sur un mât à 2 étages de barres de flèches, les haubans intermédiaires D2 vont modifier le cintre Sur un mât à 1 étage de barres de flèches, les bas-haubans D1 vont modifier le cintre Le pataras qui tire la tête de mat en arrière permet d'augmenter le cintre du mat en hauteur N'hésiter pas à faire des essais pour adapter votre mat à la forme de votre grand-voile, qui évolue au fil des saison 2 - La drisse et le Cunningham La drisse ne sert pas seulement à établir la voilure, elle permet aussi de modifier la position du creux de la voile. Sur beaucoup de voilier elle travaille conjointement avec le Cunningham, l'un tirant la voile vers le haut et l'autre vers le bas. L'effet de cette tension sur le guindant ne réduit pas vraiment le creux mais l'empêche de reculer, ou lui permet d'avancer. En outre une forte tension de la drisse ouvre la chute donc libère de la puissance. La tension de drisse est un moyen rapide et efficace pour intervenir sur le creux. Donc plus le vent monte plus on tend les drisses et inversement. 3 - La bordure La bordure s'étend le long de la bôme. En tendant la bordure, on efface le volume sur le quart inférieur de la grand voile. Donc, plus le vent monte, plus on tend la bordure et inversement. C'est souvent un moyen simple et efficace de réduire ou augmenter la puissance Plus d'articles sur les chaînes J'aime
réglage des voiles selon les allures