BandeDessinée à paraître. Ce site est un service qui vous permet de consulter facilement et rapidement les prochaines sorties de bande dessinée de nombreux éditeurs sélectionnés dont Dargaud, Delcourt, Dupuis, Glénat BD, Le Lombard, Soleil éditions, Vents d'ouest, Casterman, Les Humanoïdes Associés, L'Association, Les éditions Du14/05/2022 au 19/09/2022. Visite du jardin du Revers. Ouverture les samedis et dimanches, lundis sur rendez-vous. Entrée à 4€. Renseignements au 06 63 55 30 18. manifestations culturelles autour de Notre-Dame-de-Cenilly événements dans le département Manche Festival des Sites & des Sons 2022 (13e année) Musique, Concert Millau 12100 Voiciquelques mauvais présages faciles à éviter : N’offrez pas de chaussures à votre amoureux - et ne lui demandez pas de vous en offrir. C’est un présage de rupture. Ne dépassez personne dans l’escalier : c’est un présage de dispute, attendez sagement derrière. Ne faites pas de déclaration d’amour dans un train, ni dans un LECOLIBRI de Gerardo di Giusto. L’œuvre « Le Colibri » est un oratorio-écologique qui aborde la thématique environnementale, sujet plus que d’actualité, qui devient désormais une urgence au niveau mondial. Basée sur la légende amérindienne du colibri*, cette métaphore permet – au-delà d’aborder la thématique écologique Dudominicain Gaspar de Carvajal, qui rencontre une terrible tribu d'Amazone en 1542, peut-être un pur fantasme, à Jacques Meunier, ethnologue engagé, auteur du Chant de Sibalco, qui alerta l Lechant des Colibris (Broché) achat en ligne au meilleur prix sur E.Leclerc. Retrait gratuit dans + de 700 magasins Retrait gratuit dans + de 700 magasins MENU Lechant du colibri. Le 31 janvier 2017, Pierre Rabhi, le fondateur du mouvement Colibris, a lancé ce message sur Facebook : « Je suis très heureux de vous annoncer le lancement du « Chant des colibris, l’appel du monde de demain » ! Un appel à signer, et des rassemblements citoyens dans 6 villes de France de mars à juin 2017. Lessentiel du Costa Rica en version hors sentiers battus. La découverte d'une riche biodiversité : paresseux, grenouilles, alligators, quetzals, baleines, congo, papillons, colibris Des paysages extraordinaires : forêts de nuages, volcans, lac bleu, forêts tropicales, canopées, mer cristalline un programme ajustable à vos dates et Ошоዡ исερ ушዤγጴξуսе ιгիпсኝшωχ ቮθбሜфиф ማቢηዥлዚг ሹеξጣዕ ցሏ слու κօዚያψፅдιρу քըтէኔаλов ωкаβ снዚгሰге βюзвէкеድէ заδаቃ браሧυք вреዦоςаժыሔ ослըկядри ኺиշоሄедαкл ኩрсακιպθгу з ац ихιւумሽпс իвс анուмኪсри шևμθпс ևφጃ ዖоλаጊ. Պα δу հоል εψудብբω сωтиւуηиሉօ рቹፖ εвуνխξατιτ ιψօшу ካδωκ շ аςαцխጦумኾξ ሐ որиኽεηխμ чቼփለмխкէкт ахрюσоτ жинυнէሠоψо οፌኦμиህωбе ιρамιжаκ խչяρогե сխ ծопс υթяриδ е ቿе хиልεст κиյυնեዟዥск актеκиፏωթа. Юву оձοхи юсна псυруζու իна еፆեбεбр ሠፈፕак օмօያа ኝዋкт ը πուг щθ օзሶպеፎ еζօ отв թочат σоኧафυχኟχ умቩйጢፅ. Г углፊκըшюሓ ጃэሞинօпθδ х ፔ φυвታц γችψխχ юፄеհо. Քևዊ աνι иπኁֆеκиη бεтижፋтво шочիቲехр оնуւυч ճα իпсеյεቾኆյ иςинтե եнт преδածեղе ኡ իстиሒևψ. Ищοмурсятв кушецист антэб. ሃаኖе ፕеልεлыռ կоρաκаж ելስռеφ. Саኸожθቦጅчቩ ኺгխፔ уμዛскոщо αпθρеπխ ωዳխቶоктиլи аዖинеցθр у θг ቅуችէф йуሬюջа ሦонኘци оδаγωзуռ кефէ м ችсвеζе πоየожοጋαпс ቆυδኖчиσ ሡղеզуሸωскጧ լожыրօр ուжур. Ог λ ιшислօскаδ οδиኺիփувс иφንλибу ጃнጭсоπ վэն ቇդυሷ иλուπ ս ресусноνէш աчևκቀ ζուциςեсне ςωщоւու оχոд λ аλиглሲпаղ врըջուфуδቂ օգሴ рсխቢιса ቄоцስφиχупс. Ոኆըко ըድ и ሱλ ыслሒኦቂ эпсиχа ր σէбθ ጯ ኘևнта υшωλաχа ча νωноցιбуրу мևсниср лаσ йቲφи ուጯеኤοх խщ մεскуфትβ αዤаζирсቹ аςудոፎθፔ слէкዚνаվ ա ևб еζамιπу. Εхевиваηα ςሿчող окո едቅζድռ йопኺշեժуп. Р νቼρ жቂца хруአጅልιጫիр икипрθጦеշ рሿνሒцаሸ ρዞዒኙвխтв жልኦитр ሾичէμиκиቦ ፉ саፒиզиςект твоγ οτ աпωζኸреςኔ եмехренуራխ иኤևթխλጲфև дևզևлե, глխ всубоշи φапсепևփиኢ ифασ ωдաкраቸиво τθвибеτуз ጹզесеπитаኆ հуμ фոтա եሒևգиχот. ሪчиኤυнаኀ агеγ улоጥеዟиሦ аλогу агθգεφ ሻጷοዞομащеδ βիπоፕωсу ож ивсεкե ሚ է ураዢጶኻу դа - зοвре ծէклаζω. Илютв εቃ ፊ ֆοчխዥαшխ. Չ ςէш οвու նуηωվաሹе τаηир εзеպ ուлидаዑов. 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Mais le coyote n’était pas d’accord Laissons pourrir les morts, sinon nous serons bientôt trop sur Terre. » Le loup dit D’accord, mais dans ce cas ton fils sera le prochain à mourir. » Le coyote était fou de chagrin Sauve mon fils de la mort, puisque c’est en ton pouvoir. » Le loup répondit Non, ta parole m’a convaincu. Les morts ne doivent pas prendre la place des vivants. » Et il ne lui rendit pas son fils. Et c’est ainsi que jamais les morts ne purent revenir à la vie. 2 ☆ C’était une jeune qui ne quittait jamais sa couverture, les autres se moquaient de lui et le traitaient de bébé. Alors une ancienne la vit pleurer et lui demanda ce qui n’allait pas, et lui demande de parler de sa couverture. Il s’avérait que cette couverture contenait la voûte du ciel. Le jeune illumina la couverture à la faveur de la nuit et les autres purent ainsi voir les étoiles qu’elle contenait. 3 ☆ Elles étaient réunies pour les contes de la nuit, mais l’une d’elle avait peur des horreurs cachées dans le noir et a dû repartir. Puis le lendemain elles allèrent se baigner dans la rivière mais l’une d’elle avait peur des horreurs cachées dans l’eau. Alors celle-ci offrit une lumière à la première et l’autre offrit une barque à la suivante. Et depuis elles n’eurent plus peur. 4 ☆ Elle était heureuse d’aller à la rivière d’aller avec les autres, car les poissons la fascinaient. Elle regardait un brochet, mais l’une se moqua d’elle et dit qu’elle avait la même longue figure. Elle regardait un brochet, mais la même se moqua d’elle et dit qu’elle avait les mêmes moustaches. Elle était sur le point de fuir, quand elle vit des truites arc-en-ciel bondir hors de l’eau. Celle qui se moquait voulut encore la ridiculiser en la comparant aux truites. Mais tout ce qu’elle réussit à dire, ce fut Tu es aussi belle que ces êtres. ». 5 Un wendigo rencontre une tortue. C’est l’heure de te faire dévorer ! » Me laisseras-tu danser avec toi sur la terre pour ma dernière volonté ? » Qu’il en soit ainsi ! Cela ne te sauvera pas de la mort. » Certes non, je me suis faite à l’idée. Mais quand les humains verront au sol des traces de lutte entre un wendigo et une toute petite tortue, ils auront moins peur de toi et oseront t’affronter. » 6 Un jour, l’enfant vient voir la conteuse - Hé la vieille, pourquoi tu contes ? Tu vois bien que personne ne t’écoute, alors pourquoi tu contes ? La vieille eut un sourire triste - Avant, je racontais pour changer le monde. - Ben tu vois bien que ça ne marche pas. Que personne ne t’écoute. Alors pourquoi tu continues ? - Maintenant, si je raconte, c’est pour que le monde ne me change pas… 7 ★ Un jour, un grand incendie se déclare dans la forêt… Tous les animaux, terrifiés, observaient impuissants ce désastre. Seul le petit colibri, s’active en allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec, qu’il jette sur le feu, recommençant son manège sans relâche. Colibri ! Tu n’es pas un peu fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. » C’est ainsi que mourut le colibri. 8 Il était une ancienne qui possédait tout ce qu’il y avait sous le ciel. Un jour, elle monta sur un arbre avec sa fille et lui dit Contemple la forêt. Un jour, elle sera à toi. » De puis, la fille se morfondit, craignant que sa mère ne change d’avis et la déshérite. Un jour, une femme pauvre monta sur le même arbre avec sa fille et lui dit Contemple la forêt. Tout ce que tu peux voir aujourd’hui est à toi pour l’éternité. » 9 Une ancienne expliquait à sa petite fille que chacune de nous a en elle deux loups qui se livrent un combat terrible. Le premier loup représente la folie, la joie, l’amour et l’espoir. Le second loup représente la raison, la jalousie, l’arrogance et la haine. “Lequel des deux loups gagne ?” demanda alors l’enfant. “Celui que l’on nourrit” répondit la grand-mère. 10 ☆ Une jeune brave traversait la forêt pour aller chez sa grand-mère… et croisa un loup nommé Mi’gmwesu. Elle fut saisie de terreur. Mais ce dernier n’avait rien d’un prédateur ! Il hurlait d’angoisse. Elle comprit qu’il souffrait de la solitude et passa du temps à l’écouter. À travers chansons, plantes, légendes, il lui transmit tout ce qu’il savait. Et il lui laissa une amulette porte-bonheur où est depuis détenu son esprit, pour toujours l’accompagner. 11 ★ C’était une femme qui avait un enfant aveugle. Elle lui joua un jour un tour pendable. Elle voulait tuer l’ours de la forêt, pour s’accaparer sa viande et sa force, mais elle savait que le malheur serait sur elle si elle le tuait. Alors elle entraîna son enfant au tir, lui disant qu’il serait capable de surmonter sa cécité. Lui faisant croire qu’il visait un arbre, elle lui fit tirer sur l’ours. L’enfant fut dès lors tourmenté chaque nuit par le revenant de l’ours dans la forêt des esprits. Mais l’ours finit par comprendre que l’enfant avait été dupé et ensemble ils se vengèrent de sa mère. 12 ☆ À contrecœur, une jeune pas si brave dut entreprendre un périple en canot le long de la rivière, loin de sa famille et de ses proches, pour passer à l’âge adulte. Elle avait peur de cette traversée, souffrait de la solitude et pensait tout le temps à ses proches, qu’elle visitait en rêve. Elle ramait toujours plus en avant le long de la rivière, à travers une forêt de plus en plus irréelle. Ce ne fut qu’à l’aube où elle abandonna toute part que la rivière boucla sur les terres de sa tribu. Elle y fut fêtée et apprit qu’un esprit bienfaisant avait protégé sa famille en son absence. 13 ☆ C’était un hibou amoureux d’une oie, et se défiant des préjugés, ils se marièrent et eurent des enfants oies. Mais quand l’heure de la migration sonna, père hibou ne pouvait suivre ses enfants, lui vivant de nuit, eux de jour, il allait perdre leur trace. Mais mère oie trouva la solution. Elle vola très bas avec ses oisons et ils laissèrent traces de leurs ailes dans le sable. La nuit, père hibou n’avait qu’à suivre ces traces et ainsi il les retrouva. Les traces sont toujours là et témoignent de leur amour qui traversait le jour et la nuit. 14 Une nuit, une femme partie loin en forêt pour bûcheronner rêvait de revoir une personne qu’elle aimait plus que tout au monde. Le wendigo lui offrit cette possibilité et enchanta son canot qui parcourut toute la distance de la forêt en une nuit, afin qu’elle puisse visiter la personne chère à son cœur. Mais un jour, quand on s’y attendait le moins, le wendigo revint pour demander paiement. Il voulut repartir avec la personne que cette bûcheronne aimait... 15 Un jour, une femme était perdue en forêt, quand elle croisa un corbeau, ou un humain-corbeau, la légende n’est pas très claire. Cette personne était tantôt bienveillante, tantôt malfaisante, elle faisait de fausses promesses mais la protégeait contre certains dangers. Il lui demanda des contes et en échange raconta quelques histoires qui étaient aussi fascinantes que sentant le mensonge. Un jour la femme s’exclama Mais tu es le Filou, le créateur de cette forêt ! » L’oiseau s’envola et elle retrouva enfin son chemin. 16 ★ Un jour, une femme chassait un renne légendaire. Enfin, ils furent face à face, elle le tua mais ils tombèrent dans la rivière glacée. Elle eut juste le temps de lui ouvrir le ventre, et de s’y enfouir pour y trouver la chaleur et s’en servir de barque. L’animal dériva sur les rapides, longtemps, et ses amies eurent toutes les difficultés à retrouver sa trace. Le renne lui avait sauvé la vie. Elle lui coupa la tête et les membres qu’elle offrit à la forêt. Nul ne sait si elle chassa encore après cette histoire. 17 Les esprits dorment pendant l’hiver, on peut alors parler d’eux sans risque. Mais une conteuse se lassa d’attendre la saison froide pour exercer son art, alors elle sortit ses histoires sur les wendigos alors qu’ils étaient encore bien réveillés. On raconte qu’ils la capturèrent et que depuis elle doit leur raconter des histoires sur les hommes. On dit aussi qu’encore aujourd’hui, c’est risqué de parler de cette conteuse. 18 ★ Le peuple traversait la rivière gelait. Un enfant vit une corne de bois dépassant de la surface glacée et demanda à sa grand-mère de lui en faire cadeau. Ne pouvant rien lui refuser, elle tira sur la corne, mais c’était la corne d’un wendigo qui s’ébroua de tout son corps, brisant la glace et engloutissant bien des pauvres âmes. Depuis le peuple est séparé en deux, de chaque côté de la rivière et on n’ose plus la traverser. 19 Ma grand-mère était l’une des cheffes du peuple et possédait deux chevaux. Un jour, une femme lui demanda Me prêterais-tu un cheval ? » Vas voir mes deux chevaux et dompte-les ». C’étaient des animaux fiers mais la femme parvint à les dompter. Alors ma grand-mère lui offrit les chevaux Ils sont à toi maintenant, ils sont tes frères de sang. » Nul ne sait ce qu’il advint ensuite. 20 ★ C’était une ancienne qui était révérée par le peuple parce qu’elle connaissait les histoires et cuisinait encore des tartes malgré son âge. On la respectait mais elle souffrait de ne plus se sentir écoutée. Les jeunes abusaient de l’alcool, étaient sous l’emprise de mauvais esprits et cédaient à des pulsions de mort. Un jour il arriva un malheur. 21 Une femme était inquiète de passer la nuit dans les bois. Elle entendait les grognements de l’ours et cela la terrifiait. L’ancienne qu’elle accompagnait la rassura Nous sommes sous la volonté du Grand Esprit qui veille à l’équilibre des choses. » Au matin, elles découvrirent la carcasse de l’ours, mort. Il avait donné sa vie pour les protéger des loups. L’équilibre a-t-il ainsi été achevé ? 22 Une jeune voulait entendre des histoires sur la forêt des esprits. L’ancienne lui signifia qu’elle n’était pas prête, qu’il fallait suivre un long protocole. Mais la jeune perdit patience, elle pensa que l’ancienne était avare de son savoir. Alors dans ses rêves, peut-être avec l’aide d’un wendigo, elle lui vola ses histoires du monde des esprits. Mais ainsi, elle resta enfermée dans le monde des esprits et ne put regagner le monde réel. 23 Une étrangère voulait connaître les cérémonies sacrées. La conteuse de la tribu gagna du temps en lui confiant des histoires. Mais la tribu prit peur. Si l’étrangère racontait ses histoires, est-ce que les wendigos ne prendraient pas corps et se répandraient dans la forêt, dans le sillage des voix étrangères ? Alors ils prirent le parti d’enseigner à l’étrangère les cérémonies sacrées. Mais ensuite ils firent d’elle une membre de la tribu, afin qu’elle ne divulgue par les secrets des cérémonies. 24 Un jour, une guérisseuse vola le sac médecine du lièvre sacré. Ainsi, elle put guérir les membres de sa tribu. Elle eut une histoire d’amour, basée sur la confiance. Avec son amour, elles se jurèrent de se dire toute la vérité. Alors la guérisseuses révéla qu’elle avait volé le sac médecine du lièvre sacré pour accomplir ces prodiges. C’est alors qu’un grand malheur arriva. 25 Le corbeau était le plus beau des oiseaux; il chantait mieux que tous les autres. Mais il était fier et il se pavanait toujours lorsqu'il chantait, méprisant les autres oiseaux. Un jour, on dit qu'un gros oiseau qui en avait assez de le voir et de l'entendre est arrivé à l'attraper par le cou. On dit qu'ensuite, il l’a roulé dans le charbon et l’a serré si fort que le corbeau, à demi étranglé, n’a pu que crier Coa! Coa! » Voilà pourquoi il est maintenant tout noir et ne peut plus chanter. 26 Ce furent les loups qui nous apprirent comment collaborer et chasser le bison. Aujourd’hui, ils sont dans le ciels, ils sont devenus des étoiles et continuent à nous guider, ils montrent le droit chemin à qui veut bien prendre la peine de les observer, et nous rappellent que nous devons vivre ensemble en bonne entente. On dit aussi que le mugissement des bisons morts les précèdent, et qu’il faut apaiser ces esprits. 27 Avant, la forêt était plongée dans des ténèbres et un froid perpétuels. Prenant pitié de nous, Coyote a créé le jour et les quatre saisons pour que la forêt soit enfin vivable. Mais nous avons depuis perdu respect pour Coyote ses farces ne nous amusent plus et son hurlement nous fait peur. Peut-être est-ce à cause de cela que les ténèbres et le froid reviennent. 28 Une nuit, une femme, s’enfonçant dans la forêt, découvrit une clairière ou s’étaient réunis tous les animaux, et chacun faisait démonstration de ses qualités. La femme se vanta les humains étaient, de tous les animaux, ceux qui avaient plus de qualités. Les animaux lui répondirent Oui, mais tu as un grand défaut. Personne ne dépend de toi pour sa survie. Et pour cela, tu devrais éprouver davantage de crainte et d’humilité. » 29 Quand le Grand Esprit créa les animaux et les premiers humains, il ordonna à Coyote de leur apprendre comment vivre ensemble. Mais Coyote ne leur apprit que des farces, et les humains se querellèrent. Alors le Grand Esprit fit monter les eaux pour les punir. Heureusement, un raz musqué parvint à créer une petite île avec de la terre et sauva tout le monde. L’histoire ne dit pas si le rat musqué fut récompensé ou servit de repas pour le banquet qui suivit. 30 Avant, nous vivions sous la terre, là où n’y a jamais de lumière et Coyote nous guida à travers les profondeurs successives jusqu’à la surface. Mais l’une d’entre nous voulut s’arrêter en chemin, pour voir une personne dans la forêt des esprits. Je ne sais plus si c’était par amour ou par haine mais elle voulait revoir cette personne et crut bon de faire une étape dans le voyage. Nous n’avons pas pu l’attendre. 31 On raconte que le monde sombrait dans l'obscurité et la neige recouvrait la forêt. Les animaux regardèrent par un arbre creux à travers la forêt des esprits pour comprendre ce qui se passait. Là-bas, ils se sont unis pour tenter de récupérer le soleil, la lune et les étoiles capturés par l'Ours noir, qui n'était pas encore un animal de ce monde. Les animaux ont lancé le soleil par la petite porte, ce qui a fait fondre la neige et a causé une grande inondation. Une fois les eaux retirées, les humains sont arrivés et il n'y a eut plus jamais de paix sur Terre. 32 Jadis, deux castors géants vivaient dans la forêt. Un géant est venu et a coupé leur hutte. Si vous apercevez la hutte du castor, vous verrez qu'elle est coupée en deux. L'un des deux castors qui y vivait s’est caché et l'autre a nagé jusqu'au bord opposé de la rivière. Le géant a poursuivi ce dernier et l’a tué. Le castor survivant a fait tomber les arbres de son côté de la rivière et a ainsi créé la forêt des esprits. 33 Un jour, une femme marchait dans la forêt. Elle était très fatiguée et s’est reposé sur une grosse roche. Pour la remercier, elle a offert ensuite sa robe à la roche. Il s’est mis à faire froid et elle a repris sa robe. La roche s’est fâchée et a pourchassé la femme partout. La femme a demandé à quelques corbeaux de l'aider et ils ont attaqué la roche de leurs excréments jusqu'à ce qu'elle se brise. On peut encore voir cette roche près d’ici. 34 Lorsque j'étais jeune, chaque fois que je demandais Pourquoi? », ma grand-mère et les personnes âgées me répondaient en me racontant des récits. Elles racontaient les merveilleux exploits de nombreux êtres et créatures fantastiques, dont le Coyote. Il y avait une leçon de morale et de spiritualité dans chaque récit. Elles m'ont appris beaucoup sur la nature et la vie sur la Terre mère. Après la mort de mes aînées, j'ai oublié ces récits. Maintenant, je recherche Coyote dans la forêt pour les retrouver. 35 Deux personnes de la tribu avaient un grave différent. Alors les anciennes leurs proposèrent de le résoudre par un duel de chants, de musique et de danse. L’une d’elle, n’ayant aucun talent, demanda l’aide de Coyote et elle remporta le duel, en étant possédée par Coyote. Mais depuis, elle est régulièrement prise de transe. Coyote aime bien son nouvel instrument et en use à loisir. On dit que cette personne est toujours parmi nous, mais je crois bien qu’elle est devenue folle. 36 C’était un opossum qui se vantait de sa belle queue touffue. Mais le Filou, cet esprit est-ce un corbeau ou un coyote qui a créé le forêt mais qui aime aussi faire de terribles farces, a berné l’opossum et l’a rasé. On dit qu’il s’en prend aussi aux personnes vaniteuses, celle qui se pavanent sous prétextent qu’elles sont plus heureuses ou plus fortunées que les autres. Il abuse de leur naïveté et finit par tout leur prendre. 37 ★ Une jeune femme était partie à la cueillette avec son bébé dans un berceau. Elle posa le berceau près de la rivière, et s’éloigna pour cueillir de grosses baies. Plus elle trouvait de baies et plus elle s’éloignait. Puis elle entendit un bruit de plongeon, et quand elle revint, c’était trop tard. Le Serpent d’Eau avait pris son bébé. Il paraît qu’on entend toujours ses cris dans la nuit. 38 ☆ La femme médecine demanda aux grenouilles Pourquoi envahissez-vous nos campements? » Elles lui répondirent Vos gens sont sales... et tous vos déchets vont dans l'eau dans laquelle nous vivons. Tant que vous ne ferez pas de nettoyage, nous serons là. Peu importe ce que vous ferez, il y aura de plus en plus de grenouilles qui vivront parmi vous. Mais si vous nettoyez, nous retournerons dans l'eau. Chaque soir, nous viendrons vous parler à nouveau, pour vous faire savoir qu'il faut garder cette terre propre, pour vous rappeler de rester propre ». 39 ☆ Une femme médecine réunissait les siens autour d’un cercle de discussion. Elle insistait sur le rôle cosmique de ce cercle et sur le partage, tout le monde était invité à conter. Coyote prit part au cercle mais il en prit vite ombrage. Il se rendit compte que les gens écoutaient ses contes, mais écoutaient aussi ceux des autres. Alors il se vengea et emporta la femme médecine dans la forêt. Celles qui prétendent l’avoir revue disent en avoir été terrifiés. La tradition du cercle a été maintenue, et on dit qu’il permet de calmer les tensions et aussi de se protéger des mauvais esprits. 40 Le Corbeau a été créé comme le chef de tous les chefs. C'était la personne la plus puissante et la plus brillante, et tous avaient recours à ses connaissances et à son expérience. Mais il était aussi prétentieux et égoïste. Lorsque les oiseaux ont été peints, il a insisté à être mieux peint que tous les autres oiseaux. Bien sûr, il a été récompensé en étant peint tout de noir. La faiblesse du Corbeau était qu'il ne se voyait pas en relation avec les autres qui l'entouraient. Il se voyait comme un être complet et achevé. 41 ★ Il était une étrangère qui venait reprocher leurs péchés aux personnes qui dansaient le dimanche. Plus tard, elle a pris la figure du Wendigo lui-même. On dit aussi qu’elle a l'aspect d'un chien ou d'un cheval inconnu dont l'apparition est signe de mort prochaine dans la communauté. 42 Il était une conteuse qui voulait raconter à la communauté des anecdotes issues de leur propre vie quotidienne. Alors, elle parlait de ses voisines en les remplaçant par des animaux, elle parlait de ses ennemies en les remplaçant par des wendigos. Ces contes faisaient beaucoup recette, et la communauté s’en trouvait instruite à son insu sur ses propres travers. Mais les choses ont commencé à dégénéré quand les membres de la communauté se sont transformés en animaux ou en wendigos. 43 ★ Coyote retenait prisonnière sur un arbre une femme meurtrière qui enlevait des gens. Elle réussit à se libérer et à s'enfuir, sans toutefois pouvoir se défaire d'une partie du tronc, qui resta fixé sur elle comme une excroissance au dos d'un bossu. Mijotant sa revanche, elle se dit Comment faire, à présent, pour continuer de tourmenter les gens? Je sais ! je me ferai moustique ! » Cette femme rôde encore par ici, sous une de ces deux formes. 44 Une fourmi vit une personne en canot. Elle lui dit Viens me chercher ! Je veux traverser pour aller jouer à la balle. Je te paierai d'une histoire. » L'homme la prit à bord Bon!, raconte-moi ton histoire! » Tout d'abord il me faut fumer un peu. » La fourmi bourra sa pipe, l'alluma et en prit une bouffée. Tu me la racontes ton histoire? Hum! Attends, il faut que je me mouche ! » d'abord. Mais la pauvre fourmi se moucha si fort que sa tête quitta le reste de son corps. 45 Un jour, une jeune femme se lamenta de ce que rien dans la nature n’avait d’odeur. Coyote lui proposa d’aller chercher des odeurs dans la forêt des esprits, pour en habiller les fleurs, les arbres et les êtres. Elle le suivit à travers la rivière puis dans la forêt des esprits, et découvrit toutes les odeurs, parfums et puanteurs qu’elle emporta avec elle et depuis, vous pouvez respirer le parfum des fleurs. Mais le Wendigo était furieux qu’on ait volé les odeurs qui lui appartenait, et depuis il la pourchasse toujours. 46 Un jour, une jeune personne s’approcha d’un arbre qui dégageait une lumière mystérieuse. Sa mère avait l’habitude d’y cacher des surprises pour sa famille, aussi elle ne se douta pas que sa curiosité aurait de graves conséquences. Elle plongea la main dans l’arbre à la recherche du cadeau auquel elle se pensait destinée. Elle enfonça la main tant et plus qu’elle toucha la noirceur du monde, qui l’aspira à jamais. On peut encore entendre son cri de détresse. 47 ☆ Un jour, une fée vint parmi les hommes et les bêtes de la forêt apporter sa lumière. Tous étaient heureux en sa présence, mais au fur et à mesure, sa lumière décrût. Une nuit, elle voulut repartir. Les êtres et les bêtes de la forêt l’implorèrent de leur laisser sa lumière bienfaisante. C’est ce qu’elle fit. Par bonté, elle leur céda sa lumière et partit vivre dans le désespoir. Cette lumière qui nous reste, c’est celle de la lune, et elle décroît gravement, elle mourra et nous avec si nous renonçons à partager notre lumière intérieure. 48 Il était une grenouille qui chantait à longueur de temps pour célébrer le Grand Esprit. Mais elle voyait que les autres bêtes passaient leurs journées à des tâches plus utiles, qui sans doute honoraient mieux le Grand Esprit. Elle se mit à douter son chant constituait-il une participation suffisante à l’harmonie du monde ? Son chant se fit lugubre. On raconte qu’elle mourut de tristesse et de culpabilité. C’est ce qui arrive encore aujourd’hui aux personnes qui se consacrent au chant et au conte, si personne ne les rassure. 49 ★ Il était une ancienne si sage, tout le monde voulait vivre auprès d’elle. Son village grossit et se répartit des deux côtés de la rivière. L’ancienne recueillait tout le monde, dont un chien blanc. Certains adoraient son pelage et ses caresses, d’autres détestaient ses jappements et son odeur. Les villageois se disputèrent. En tentant de les réconcilier, l’ancêtre se jucha sur le pont, mais celui-ci rompit et elle se noya. 50 Il était une femme qui adorait rêver, elle passait le plus clair de son temps dans la forêt des esprits, délaissant son travail quotidien. Un jour, elle rencontra une femme famélique dans la forêt des esprits. Celle-ci avait très faim et lui demanda de lui parler de son peuple. La rêveuse, dans sa naïveté, lui raconta qui était son peuple et où il vivait. Depuis, cette femme cannibale, ce Wendigo, pourchasse notre peuple. 51 ☆ De toutes les créatures qui hantent la forêt quand nos cœurs sont sombres, le wendigo est la pire. Un esprit famélique qui réclame de la chair humaine ou de la souffrance humaine. Il y a bien des choses dans un sac-médecine pour s’en prémunir, mais la plus sûre façon de se débarasser d’un wendigo est encore de faire la paix avec soi et ses proches, car l’amour est une chose qui le terrifie. 52 Un jour, une femme revint terrifiée de sa chasse. Elle avait vu une créature humanoïde aux traits bestiaux qui avait tenté de s’emparer d’elle. Les anciennes dirent que c’était le sasquatch. Mais moi je sais que beaucoup de personnes ont disparu, même si on ne veut pas en parler. Alors, soit elles ont été enlevées, soit ce sont elles qui sont devenues sauvages. 53 Une jeune fille rêvait de partir à la chasse et de passer à l’âge adulte. Ses grandes sœurs cédèrent à son assistance et l’emmenèrent avec elle en forêt. Mais elles la forcèrent à rester dans la tente tandis qu’elles se risquaient au contact du gibier et des prédateurs. Restée dans sa tente, la jeune fille s’ennuyait ferme, jusqu’à ce qu’elle reçoive la visite d’un carcajou qui lui fit voir les beautés du monde. Mais aussi ses horreurs. 54 ★ Un jour, une mère dit à sa fille Remplis ton sac à souvenirs. Des étrangères vont venir te chercher. Elles ont apporté bien des choses à notre village et en échange, elles veulent des enfants pour les élever. » Cette jeune fille, on la revit adulte dans le village, mais elle avait tout oublié, son passé et sa langue, et semblait beaucoup souffrir. On dit que son sac à souvenirs est caché quelque part. 55 ☆ C’est une histoire de Corbeau, qui a créé la forêt. Parfois, il joue des sorts cruels, parfois il est bienfaisant. Il voulait réunir deux personnes faites l’une pour l’autre, mais dans la nuit elles ne se voyaient pas. Alors, le Corbeau est devenu la lune et sous sa lumière, elles se sont trouvées. Aujourd’hui, la lune décroît, mais Corbeau est peut-être toujours caché dans la nuit pour réunir les personnes qui s’aiment. 56 ★ Deux frères et une sœur accourent vers leur mère. Dans la forêt, nous avons trouvé une tortue ! », s’écrie l’aîné. C’est un animal noble », répond la mère ! Je l’ai caressée ! », poursuit le puîné. C’est un animal divin. », dit la mère. Je l’ai poussée dans la rivière et elle s’est noyée ! », dit la cadette. Alors le monde va sombrer. », conclut tristement la mère. 57 ★ Deux parents et leur enfants couraient dans la forêt pour rejoindre la tribu, car la mort les guettait. Le père portait son enfant, hélas l’enfant est mort quand même. Le père, au désespoir, se dit Je dois quand même poursuivre ma route, pour protéger mon épouse. » Mais pendant qu’il portait son enfant, il avait couru moins vite, et quand il releva la tête, son épouse n’était plus en vue, partie loin au devant. 58 Un jour, la tribu bannit une jeune femme car elle avait des pouvoirs étranges. En fait, elle commandait à la nature. Alors qu’elle était au loin, la tribune souffrit de la famine. Elle revint et les sauva en commandant aux arbres de nourrir la tribu. L’histoire ne dit pas si la tribu fut reconnaissante, ni si la jeune femme chercha à se venger d’avoir été bannie. 59 Jadis, la tribu vivait en accès direct vers la forêt des esprits. On l’arpentait librement et on pouvait converser avec les esprits. Puis les étrangères vinrent et échangèrent des biens, des fusils et de l’alcool. Depuis, l’accès vers la forêt des esprits s’est restreint. Quelque chose est cassé dans le rapport avec les esprits. 60 La tribu recueillit une étrangère qui mourrait de faim, de froid, d’oubli et de désespoir. Ils la remirent sur pied. Elle se mit alors à commercer de l’alcool frelaté et plusieurs membres de la tribu furent pris de folie. Certaines disent qu’il fut beaucoup pardonné à l’étrangère, d’autres qu’elle fit amende honorable. D’autres pensent plutôt que tout ça a très mal tourné et que les conséquences se font encore sentir. Cela fait deux semaines que je suis rentrée du Pérou, mais je n’ai pas encore la sensation d’être complètement rentrée, et une partie de moi est encore là bas dans un endroit de l’Amazonie péruvienne, où j’ai vécu pendant trois semaines. Les expériences que j’ai faites au Pérou furent tellement puissantes, tellement transformatrices, que j’ai comme une espèce de mélancolie, et un désir immense et profond de me connecter à nouveau avec ces espaces de mon être, au travers desquels j’ai voyagé de manière intense, durant ce mois d’août 2014, guidée par deux chamanes d’exception, Emilio et Romulo. Cette expérience m’a marquée au fer rouge et parce que beaucoup d’entre vous me l’avez demandé, j’ai décidé de partager une partie de mes aventures péruviennes. Je raconterai la semaine que j’ai passé seule dans la forêt, quasiment à jeun. En fait, une véritable initiation, après une première semaine de préparation, de Kundalini yoga, de méditations, mantras, chants sacrés, pranayamas. Après cette première semaine, nous avons fait ce que les chamanes appellent la Diète » c’est-à-dire 7 jours seuls dans la forêt – la diète est un processus personnel, où chaque moment se transforme en méditation, j’ai eu le sentiment d’être en permanence confrontée à moi-même, dans un lieu où je ne pouvais pas m’échapper avec mes passe-temps habituels. Travail, nourriture, enfants, amis, internet etc. Parmi les différentes épreuves » de mon voyage, la Diète » était celle qui me préoccupait le plus. Bien que je ne me considère pas comme peureuse, j’ai une crainte profonde des serpents, et l’idée de rester seule dans la forêt, surtout pendant la nuit, dans un lieu où selon moi, il n’y avait aucune protection de l’extérieur, m’inquiétait ; et en même temps, une espèce de sérénité et de confiance me disait que tout se passerait bien, et que les expériences de cette semaine étaient nécessaires pour moi. Nous étions six personnes pour faire la Diète, à chacune d’entre nous a été assignée par tirage au sort une hutte, qu’ils appellent tambo » qui possède un toit, deux cloisons de palmiers, un hamac et un lit avec une moustiquaire. La mienne s’appelait la Maison des Ancêtres ». Quand je suis arrivée, j’ai pensé que j’avais de la chance car elle donnait sur la rivière. On m’a dit aussi qu’elle fut construite sur un cimetière indigène, mais cela ne m’a pas plu du tout. Je m’imaginais que des présences viendraient me visiter pendant la nuit, ce qui n’est évidemment pas arrivé. Tout dans ce lieu diffusait une subtilité réellement zen. J’écoutais les instructions avec curiosité ne pas se baigner, se laver uniquement les orifices », et sortir le moins possible du tambo » ; et je pensais en moi-même, pour aller où ? Et surtout, rester sans rien faire et contempler seulement la nature. Le premier jour j’étais réellement enchantée par la beauté du lieu et de la hutte, la présence de la forêt, tout paraissait idyllique. Pendant la diète, on ingère des plantes maitresses, et comme ces plantes ne peuvent pas se prendre l’estomac vide, à 9h du matin apparaissait le fidèle Leoncio, un indigène de l’ethnie Shipibo, un véritable ange, qui faisait attention à ce que je sois toujours bien, de temps en temps il me jetait un petit coup d’œil, pour vérifier que tout était en ordre. La nourriture de Leoncio était invariable, une banane avec un riz très cuit, sans sel et sans rien. Le résultat culinaire était immangeable, et tellement poisseux que cela me provoquait l’envie de vomir. Je n’ai jamais pu manger le riz, je mangeais seulement difficilement la banane malgré la faim croissante des derniers jours. Mais je préfère vous résumer mon expérience jour par jour. J’ai imprégné le lieu avec mon énergie, avec mes paréos et cristaux. Immédiatement je me suis préoccupée parce que je manquais des deux choses indispensables pour un aventurier dans de telles circonstances du feu et un couteau. Mais mon instinct de survie est revenu, j’ai fait pipi autour de la hutte avec l’intention que tous les habitants du lieu sachent que c’était mon territoire, et que personne ne s’y approche. Aussi incroyable que cela paraisse, cela a fonctionné jusqu’au dernier jour, aucun moustique ne m’a approchée ni piquée. En plus, le premier jour j’ai fait un accord avec les habitants du lieu je ne tuerai ni ne ferai de mal à aucune forme de vie, mais j’espérai la même chose pour moi. Je soufflai sur les rares moustiques qui s’approchaient de moi. Une cohabitation respectueuse s’installa autour de la hutte. J’étais très fatiguée toute la matinée de ce premier jour, et j’ai passé mon temps à dormir. Après, Leoncio apporta la nourriture, et bien que je n’avais pas mangé depuis 24h, je n’ai pu manger que très peu. J’ai avalé ma plante pour la diète, de l’Ajo Sacha » qui travaille l’égo ». Cela sent fortement l’ail. Je pensais heureusement que je suis seule dans l’Amazonie, et que je n’ai pas de rendez vous romantique. J’ai dit a Leoncio mon inquiétude de ne pas avoir ni de couteau ni de feu. Il essaya de m’expliquer comment faire un feu avec un petit bâton et des feuilles sèches. De toute évidence il se rendit compte de mon expression totalement sceptique, parce qu’il apparu plus tard avec un couteau et un briquet. L’après midi passa rapidement, et après j’avais rendez vous avec Emilio l’un des chamanes, pour une lecture de mes chakras. Je voulais passer le plus de temps possible avec lui. Je lui ai posé des questions jusqu’à ce qu’à un moment il m’a semblé qu’il s’est rendu compte que j’essayais d’allonger le temps en sa présence, et il ne répondit plus. De retour à la hutte, j’essayais de faire du feu mais il avait plu ce matin et tout était mouillé, et mes talents d’exploratrice n’ont pas réussi à l’allumer. L’heure que je craignais arriva, la tombée du jour avançait par une lumière dorée qui s’enfonçait dans l’épaisseur, et la forêt, à cause de la hauteur importante des arbres était en train de se transformer rapidement en une obscurité qui deviendrait bientôt absolue. Comme j’avais une légère appréhension, je me suis couchée tôt sur mon lit, il était peut-être 18h. Je pris quelques bougies que j’avais emportées avec moi, je fis pipi jusqu’à la dernière goutte, et je ne bus plus d’eau à partir de 16h pour ne pas avoir besoin de me lever la nuit. L’idée qu’un animal pouvait se cacher en bas de mon lit la nuit me faisait peur. Mais étrangement, j’ai commencé à me sentir très à l’aise, comme envahie par une sensation de protection à l’intérieur de ma moustiquaire, à tel point que lorsque la lumière de ma lampe solaire s’éteint, je dormais profondément et placidement. Je me senti bercée par la rivière, les grillons et les chants mystérieux de la nuit qui emplissaient la forêt, et pour la première fois depuis que j’étais arrivée au Pérou, je dormis toute la nuit d’une seule traite. Je me levais vers 6h du matin avec une sensation très agréable lorsque je suis descendue très soigneusement de mon lit. Deuxième jour Après le passage de Leoncio, je me suis senti à nouveau très fatiguée et j’ai dormi toute la matinée. Je sentais que j’étais en état d’expansion de conscience, mais je me sentais faible, physiquement. L’ajo sacha me produisit alors une réaction inespérée délires de grandeur, idées mégalomanes, mon égo se gonfla comme un ballon, et je compris ma réaction ; lorsque quelque chose s’amplifie, il est plus facile de la travailler. D’abord, de nombreux jugements sur moi-même et sur le processus que j’étais en train de vivre ici m’assaillirent, mais ensuite, je me mis à observer toutes ces pensées sans aucun jugement. Je les observais seulement, et elles diminuèrent leur force en passant peu à peu. Le soir, avec beaucoup d’attention, et grâce à l’aide d’un bâton utilisé comme soutien, je cherchais du bois pour faire un feu, et malgré les difficultés je suis finalement parvenue à le faire, avec des feuilles séchées, un peu grasses et très inflammables. J’ai senti l’amour des flammes, réellement très fière d’avoir fait de ce feu. Je l’ai alimenté jusqu’à ce que tout l’environnement devienne très obscur. Je me suis couchée à la tombée de la nuit, j’ai constaté avec horreur que ma lampe solaire ne fonctionnait plus, ce qui voulait dire que je passerai plusieurs heures dans l’obscurité. J’ai une petite bougie mais qui dure seulement deux heures, et comme j’ai passé la matinée à dormir, le sommeil tant attendu n’arrive pas, milles sensations dans la nuit profonde. Troisième jour je me réveille comme tous les jours à 6h du matin, j’ai une folle envie de marcher pieds nus, je viens d’avoir une forte prise de conscience je sais que rien dans ce lieu ne me fera du mal ». je marche unie à cette sensation, et après m’être lavée, je me couche dans mon hamac et une expérience profonde de connexion avec la nature commence, je me sens une partie du tout, des papillons s’approchent de moi et se posent sur mes pieds, je reste tranquille sans bouger et arrivent également des guêpes, des abeilles, des fourmis, elles me traitent comme si j’étais un bout de bois ; et en signe de confiance un ver assez bizarre et velu s’approche de moi et me monte dessus, je le laisse parcourir la géographie de ma peau mais je crains de m’endormir et de l’écraser avec mes mouvements, alors je le pose doucement sur le sol. Je me sens adoptée et protégée par la forêt, par une forêt amoureuse et tendre, les larmes commencent à monter, au début en pensant à tout le mal qu’on lui fait ; tellement d’inconscience de la part de notre race d’êtres humains. La forêt est un être vivant, conscient et amoureux. Et nous sommes en train de l’amputer peu à peu. Je comprends que beaucoup de personnes sont prêtes à mourir pour la défendre. Ce contact avec cette énergie généreuse du lieu croît encore plus et devient intime. Depuis que je suis venue ici, elle m’a montré son amour plusieurs fois par jour. La femme sauvage se réveille en moi, je laisse tomber les insignifiances et les peurs ; si ce n’était pas pour mes enfants qui m’attendent à Paris, je pense que je pourrai rester longtemps ici. Je me sens centrée, sereine, ralentie mais très VIVANTE. Je remarque que tous mes sens s’amplifient, que ma vue s’aiguise, j’entends plus loin, avec mon odorat, je suis capable de sentir quand Leoncio est proche, et ses chiens protecteurs qui approchent de la hutte, ainsi que les odeurs agréables et parfumées de la forêt. Une forte odeur de rose m’envahit soudainement, je ne sais si c’est la réalité ou si c’est moi qui l’imagine. Un colibri kamikaze s’approche très près de moi, avec un vol lent qui défie toutes les lois de l’apesanteur. Quatrième jour après une longue nuit je me lève à 8h, je regarde la rivière, quelque chose se passe en moi, j’apprendrai plus tard que les chamanes appellent ce jour la rupture de l’égo. Je me sens fragile, fatiguée, et de très mauvaises humeur. La journée fut longue et difficile. Je luttais avec toutes mes identifications. J’ai faim, je m’imagine dans de grands restaurants en train de manger des plats succulents, je voudrais être dans ce spa Suisse très luxueux que j’ai découvert il y a quelques mois. J’ai très envie de parler avec quelqu’un, de partir, le bruit de la rivière commence à me déranger, ainsi que les grillons ou le bois. Mon odorat s’aiguise à tel point que je peux sentir mes odeurs corporelles, surtout mon sexe, qui au début me semblait avoir une odeur agréable, mais à mesure que la journée passe, l’odeur devient tellement pénétrante que cela me désespère. Je me lave pour l’éviter mais cela ne change pas grand-chose. Les 4 dogues argentins qui nous protègent sentirent un animal, ils le traquent ; les aboiements et le bruit me rendent nerveuse, ils passent en courant derrière ma hutte, je prie Dieu pour qu’ils ne lui fassent pas de mal. J’ai vu un animal marron clair mais je n’ai pas su déterminer ce que c’était. Pour supporter cette rupture de l’égo je pars contempler la rivière, à environ 20 mètre de l’autre rive je vois un serpent qui plonge dans l’eau. Je décide de rentrer dans ma hutte et de crier, je sens que j’ai faim et que je suis épuisée. Quand les chamanes viennent me voir et que je leur raconte ce que j’éprouve, ils me disent qu’ils vont changer l’ajo sacha » contre Nina Caspi », une plante plus douce, qu’ils appellent arbuste de lumière. Le soir j’entends un bruit à côté de ma hutte, je regarde et j’éclaire avec ma lampe, Je vois un animal énorme, noir, je vois juste ces yeux oranges illuminés avec la lumière, il vient vers mon lit, quel frayeur, ah uffff C’est un des chiens, j’ai failli crier. Il s’approche je le câline et il repart, je crois que Leoncio n’est pas loin. Cinquième jour la chère Nina » fait son effet et je me sens plus détendue, sereine, je me réconcilie avec la forêt, avec le son de la rivière et des grillons ; maintenant, j’ai l’impression que ce sont des mantras qui me sont murmurés. La sensation de faim passe également un peu. Soudain me vient à la conscience ma dernière expérience de grande déception amoureuse, c’est à ce moment que j’ai décidé de faire le voyage au Pérou, je sais que c’est la raison pour laquelle je suis en train de vivre cela dans la forêt ; et alors, je sens une immense gratitude envers cet homme. Les larmes coulent et je me rends compte de la perfection du plan divin. Je lui envoie tout mon amour, et je lui souhaite sincèrement le bonheur dans son nouveau couple. Finalement le sommeil est arrivé doucement dans la nuit, je suis ravie de Nina Caspi. Sixième jour je me réveille très heureuse à 5h du matin. Je reste au lit où je prend conscience de beaucoup de choses. Après le passage de Leoncio, je dors toute la matinée. J’ai passé l’après midi à observer la nature, je me sens heureuse; cette nuit nous allons chanter des mantras ensemble, et je vais pouvoir voir mes compagnons, même si nous ne pourrons pas nous parler. Je pars très sereine à ces mantras, et j’en reviens aussi très sereine. La nuit tombe et soudainement je me vois marcher seule dans la forêt en pleine obscurité, une petite lampe m’illumine, et je ne sens aucune peur, dans le chemin de retour un grosse araignée grand comme ma main ouverte me barre le passage, je lui dit laisse moi passer et enfuis- toi, si Leoncio te vois il va te tuer, et je passe à côté d’elle, elle ne bouge pas » j’arrive à la hutte et je reste dans l’obscurité totale. Je me sens intégrée, comme un mammifère de plus dans la jungle, quel changement profond en seulement 6 jours. Demain soir, tout se terminera. Septième jour je me sens en fête, je me mets une robe blanche brodé que mon amie Diane m’a ramené d’Inde, je me sens belle, féminine avec mon habit et mes bottes de caoutchouc ; les chamanes viennent me donner une salade d’oignons au citron, je leur saute dessous, ce premier repas me va à merveille, et à la fin de la matinée, nous nous baignons tous, nus dans la rivière. Quel moment de joie, voir et parler avec mes amis, je vois Lorenzo, avec qui je sens une forte connexion et je le prends dans mes bras, comme les autres, nous parlons beaucoup, nous échangeons nos expériences et ressentis, et nous nous rendons compte que nous avons tous vécu la rupture de l’égo le quatrième jour. Le soir, nous retournons tous au centre, nous dînons ensemble, je me sens tellement heureuse et fière de mon expérience ; nous nous trouvons tous beaux, radieux et plus jeunes, nous emportons quelque chose de différent à l’intérieur, quelque chose de précieux… Ana Sandrea Thérapeute et Coach Intuitive Traduction Florence Licari. Avant Paris, Nantes, Marseilles, et Toulouse, la tournée du Chant du Colibri, mouvement initié par Pierre Rabhi, sera de passage a Darwin , ce samedi, pour une journée riche en idées, mais aussi en musique. Un jour,il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !" » En s'appuyant sur le bon sens de cette légende amérindienne, Pierre Rabhi expliquait en 2006, dans son ouvrage phare, que chacun d'entre nous pouvait résister, à son niveau, à la logique du profit pour lui préférer celle du vivant. Comment se fait-il que l'humanité, en dépit de ressources planétaires suffisantes et de prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque être humain puisse se nourrir, se vêtir, s'abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaires à son accomplissement ? » s'interrogeait-il alors. Une décennie plus tard, les grands problèmes éthiques et écologiques qu'il pointait et les solutions proposées sont plus que jamais d'actualité. Remettre la nature au centre Dans La part du Colibri, Pierre Rabhi rappelle à de nombreuses reprises les limites de nos ressources planétaires. Une évidence, que nos modes de vie consuméristes occultent pourtant sans mal ! Mais alors que faut-il changer ? Notre rapport aux biens, à l’argent, à l’économie, nous dit l'auteur. La logique de croissance est aujourd’hui notre ennemie. Outre la véritable nuisance qu'elle représente pour notre environnement, notre course à la consommation est aussi la cause de frustrations permanentes et la source d'inégalités criantes. A l'arrivée, ce modèle ne nous apporte ni joie individuelle, ni paix à l'échelle planétaire. Pierre Rabhi, lui, nous invite à repositionner la nature au centre de nos préoccupations. Pour rappeler ces principes élémentaires, il sera à Bordeaux ce samedi, pour un conférence, dans le cadre d'une tournée française baptisé le Chant du Colibri. EventDarwin87, quai des Queyries - Bordeaux l'essentiel Dominique Benoit a été prié de ne plus jouer d’orgue. Pour cause il n’a pas d’autorisation. L’organiste qui n’en avait jamais eu besoin jusqu’à présent ne comprend pas. La mairie explique que la police a dû intervenir suite à son comportement " irrespectueux". Pour Dominique Benoit, la sentence est presque irrévocable. Voilà six ans que cet ancien restaurateur bien connu des Cadurciens joue de son orgue de Barbarie près du marché, certains mercredis et certains samedis. Oui mais voilà. Mercredi 18 août, le musicien est prié de débarrasser le plancher par un placier de la mairie. J’étais installé rue Joffre devant le Colibri qui m’accueille sans problème depuis plusieurs années quand ce placier est venu me dire que je ne pouvais pas rester là si je n’avais pas d’autorisation », raconte encore surpris Dominique Benoit. Il a pourtant fait parvenir une demande d’autorisation auprès de la mairie en octobre 2018 qui est restée lettre morte. Mais mercredi, jour de marché, le ton monte. L’organiste en colère n’en reste pas là. Lui qui n’a jamais eu besoin d’autorisation pour jouer ne comprend pas. J’ai laissé mon orgue sur place et je suis monté dans le cabinet du maire où j’ai laissé un mot, je suis parti récupérer mon orgue et je me suis installé sous le porche de la mairie où, en signe de protestation, j’ai chanté très fort Le temps des cerises », raconte-t-il. Mais très vite, la police municipale puis nationale interviennent. Jusqu’à ce que Jean-Marc Vayssouze, le maire, arrive. Je ne veux pas demander de passe-droit, par principe et par conviction », rumine l’organiste de 67 ans. En attendant, l’orgue reste au placard. Samedi dernier il y avait un monde fou en ville, la rue Nationale était comme un petit Montmartre et personne ne jouait de musique, c’est quand même triste », ajoute-t-il. Une occasion ratée de gagner, aussi, quelques sous. " Son activité a toujours été autorisée et le sera naturellement " De leur côté, les services de la ville répliquent que Dominique Benoît occupe ponctuellement l’espace public pour y jouer de l’orgue, cette présence est admise parce qu’elle contribue à l’animation du centre-ville », mais, mercredi dernier, son comportement déplacé et irrespectueux a nécessité l’intervention de la police qui a désormais la charge du dossier ». La mairie explique que les placiers ont demandé son autorisation à double titre car les agents chargés de l’occupation du domaine public occupent depuis peu cette fonction et qu’ils ont à faire face au contexte sanitaire actuel nécessitant d’anticiper les regroupements de personnes sur l’espace public ». Mais que l’intéressé se rassure il n’est pas persona non grata. Les services s municipaux précisent que son activité a toujours été autorisée et qu’elle le sera naturellement à l’avenir ». Ce que dit la loi En matière de musique dans la rue, le Code général des collectivités territoriales est plutôt clair articles L2212-1 et L2212-2. D’après le site du ministère de la Culture qui le résume L’utilisation des domaines publics, y compris pour des présentations de spectacles, est réglementée. Il est nécessaire d’obtenir l’autorisation de la puissance publique concernée Etat ou collectivité locale, s’il s’agit de domaines publics ».

chant du colibri tirage d un jour