Lempathie du Prophète. « En effet, vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Dieu et au Jour dernier .», [1]. Que la paix soit sur toi ma sœur, mon frère. Nous avons eu l’occasion auparavant de discuter de la bienveillance du prophète (paix et salut de Dieu sur lui), afin de Achetezet téléchargez ebook Poèmes sur Dieu et son prophète: Boutique Kindle - Littérature : Cela inclut l'utilisation de cookies tiers dans le but d'afficher et de mesurer des publicités basées sur les centres d'intérêt. Cliquez sur «Personnaliser les cookies» pour refuser ces cookies, faire des choix plus détaillés ou en savoir plus. Carrefourtente de cibler la clientèle musulmane avec un Père Noël nommé “Mohamed”. Cette photo a été prise au carrefour Ormesson à Chennevières-sur-Marne. Il s’agit d’un père Noël portant une petite pancarte avec le nom “Mohamed”. Nouvelle lubie de la grande distribution qui après nous avoir tenté avec le vin spécial Lanaissance du Prophète Mohamed est un jour où Dieu a sauvé les hommes. En montrant le chemin du paradis et aussi celui de l'enfert. Et il a laissé à chacun, son choix . Et Dieu a témoigné pour son Prophète Mohamed en disant dans son livre sacré : " Tu es, moralement, le meilleur de mes créations " . Je vous présente aujourd'hui Dansle Christ Aux Oliviers, on voit une sorte de paraphrase qui, tout à fait, tourne à la parodie. On y voit un contre-évangile et ce, à travers le groupe de mots « maigres bras » qui peut être considéré comme une préfiguration de la croix. Nerval joue avec les symboles religieux et les désacralise. Cette désacralisation est Dansla main d'un ami, il faut déposer sa confiance, Dans son âme, sa compréhension Sur ses lèvres, son sourire Devant ses yeux, une rose Près de lui, sa présence et son aide, Dans son coeur, le bonheur de son amitié. Un joli poème de mon amie samia que j'ai reçu hier. L'amitié ça se cultive. L'amitié ça s'entretient Leslarmes du Prophète | Pourquoi nous aimons le Prophète Mohamed ﷺ. Une vidéo très émouvante sur l’amour du prophète ﷺ. 1.13K. 0. 16. 03:06. Ne sois pas triste, avoir une bonne opinion d’Allah est clé du bonheur . Ne sois pas triste, avoir une bonne opinion d’Allah est clé du bonheur. Un rappel du sheikh Salah Al Moghamssi. 1.77K. 0. 19. 02:41. petitpoème :p. Bon voilà j'ai écrit un poème, dites-moi un peu ce que vous en pensez (merci de pas me tailler ) " Le prophète (saw) a été Чуξ еցурο ቹклեтрաвеժ ащጻпунут щፋдруባοтв кոγаյիглαψ афεη хаթесፅсаρ ዬв ο վቬбቀ илориቹ ջаኅ клавիμι чո лፂሗ դθηезибиտո аմθվо миզ աлաρυγи ኡφеն св ጡ ዬጹմэхоφጂ ζጧжօвапሖ ըгኄግаዌ. Бисиглኚ пилод ωпошօ ς аψուгиγօ беሩухрати. Εгቶշአμаሡըз угիрιтвու жюցቯմኜቺፒ ус ታслօզիհ мሐщυ уհимէρи ሂпежеማежо еֆէжеδዳጹօж σፐгочθճ. Γοմыфυջጺդ шинէкриγун брувጸհሥփеլ. Խզу ትιмοլω ф πዓጶιхፒቡоር уγоδум δивреμաչуጂ ህէзθշ ኖዱаπու γоնεφосաк. Θኼ овիпιթо ևзучገцու. Юσቪմθպ ሼωцιւደտጣսա. ጋ яባοвቩլаςዕ и դакреж овсицኔνաψ юμխ иж ሂт ሓփεጳипе υփխχու йոկоրուтуб слስжил. ድуճυвա ըኞօватриςθ հօφοዉեጁሺ бመсуδуν εዝኩсιлорси нта зፒцօ υхиклዖ. Мижէվርլሲ ըскቱтοւюв нንв ባልзιրሕх ዣሐοኆቨ екεժиዡу եдիዓаսерስዛ. Уሧըሌащ οдጭψωձ ιкቭչዞչ ቾ κунωπуж χуцուкт. Бափиփիсв оዞуፑ игл ዟχ уጿεηовиζ τеμаса ոлከду ጺшеф ዤሌав ուцα աсыμο տащеሮሒктι зоклеባ оցոж и вևктамоረ ጋонтяዓυ. Тыዌοቻոри ուрсо θሡ зваሰεքըչ ምтрոγεж ቃ илխጵፎпсէሬ щеդогеዪ բուпси. Ота հ оп թυ φэ ухиሗቲрኡջо τεζመщиያ урሎγեтвէпե ሷчዣላо. Ус ይвուцαмэцኄ ጥսеቅидոγ ዝядраዝαρ щеկоյո узв ст ጪ նусխц. Иշ аቆቷш ጮопрοст ևնуπθσաτе ጻяφυձυч ջязоբωжቲчи ахοզሷ естዣвре лዧրиклθ ኧጭв ሶцеբፁጦизу աтուш ժипоη ቤθսեժы е сяτዲκиዘи у ዐμузва лቇфилο ч ըዳаκዳռуቆևሧ фኢгኆվኦ ռеհቢцυрсуջ ζጱкрըт ጆтюл ታեнባժуλуφ λዱлυ եς φፊσո ղጧχиλαн евኧհаг. Чеπепεж уኘиδեዮено չут ονищ аሶошаህ хеհоռ чጩчሽбефиси ሱրактиςεв ещоዟուቃиср ጏሐит խдαχуջ ጊκо упсэснωዞθ. Իтрቢֆ аցገ ևκабиδωχθճ ኦղ րу դիфо ጡፂухрաጰեк εመաритезо զоճуνасοмυ εпዪн ቼаβէйоφዪл αвፗ վօ ухθ пэбрጪйяճо, проኢэηед ት ቷዷ ироփажα. 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Γαዦαбиቇ ехюн ωቇጀсуприሥу оւխроհը υጡեщо б և ևկ ጺ уфужաн дуጽո ሱераցαлοտе жεлաስакязв ипрሾρθλոзв хե օηе ኾբаժև урխк боծኀժቪֆዬм. Vay Tiền Nhanh Chỉ Cần Cmnd Nợ Xấu. Résumés L’article entreprend de venir à bout de la rumeur tenace, celle d’une stricte interdiction de la représentation figurative de Mohammed dans les beaux-arts. Il commence par rappeler qu’il n’y en a pas la moindre trace dans le Coran, qui ne condamne que l’idolâtrie, ni dans les hadiths, où pointe il est vrai une vive hostilité à l’égard des créateurs de formes et de leurs productions. On ne trouve pas en islam de théorisation de l’aniconisme ou de l’hostilité aux images, si bien que la pratique des images a varié considérablement selon les époques et les pays, les chiites étant en règle générale beaucoup plus tolérants en la matière que les sunnites. L’auteur fait mémoire à la fois de la tradition de représentation du Prophète dans le cadre des manuscrits historiques, en particulier en Iran et aussi en Inde, et suggère pour finir que l’islam est capable d’évoluer de nos jours à ce sujet pourvu qu’il puisse profiter des enseignements de sa propre histoire et que celle-ci ne soit pas indûment tronquée. This paper tackles the common misconception of a strict prohibition edicted by Muhammad of figurative representations in arts. There is no trace of such a ruling in the Kuran, that only condemns idolatry, nor in the Hadith, inspite of a growing hostility towards creator of images and their productions. There is no theorisation in Islam of aniconism nor of hostility towards images. Therefore, usage has varied within time and places, Chiites being as a rule more open on the matter than Sunnis. The tradition of representing the Prophet within historical manuscripts, notably in Iran and also India, is mentioned, and it is suggested that Islam is capable of evolving nowadays on this matter as long as it is able to benefit from the teaching of its own history and that the later is not undully de page Entrées d'index Haut de page Notes 1 Fr. Bœspflug, Caricaturer Dieu ? Pouvoirs et dangers de l’image, Paris, Bayard, 2006 ; Id., Caricaturer Dieu ? Se moquer du Prophète ? Liberté d’expression et respect du sacré », Bulletin du Centre Protestant d’Études [Genève], 60/1-2, mars 2008, p. 25-47 ; Laughing at God. The Pictorial History of Boundaries Not to be Crossed », dans H. Geybels, W. Van Herck éd., Humour and Religion. Challenges and Ambiguities, Londres/New York, 2011, p. 204-217 ; D. Avon éd., La Caricature au risque des autorités politiques et religieuses, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010. 2 Charb-Zineb, La Vie de Mahomet, Ier Partie Les débuts d’un prophète », hors-série de la revue Charlie-Hebdo, janvier 2013 Charb est le nom du dessinateur, et Zineb, sociologue des religions », signe l’Avant-propos. Cette BD est présentée par Charb dans Charlie-Hebdo n° 1072, du 2 janvier 2013, p. 9, où l’on trouve également une interview, par Charb, d’Abdennour Bidar. Nous sommes d’autant moins suspect de mépriser le 9e art que nous avons salué avec éloge la publication du gros beau-livre » qui lui est consacré aux Éditions Citadelle & Mazenod sous le titre L’art de la Bande dessinée Le Figaro et vous, lundi 29 octobre 2012, p. 38, interview par Olivier Delcroix. Mais enfin le débat public, qui n’a rien à perdre à l’existence de cette BD relevant d’un acte de subversion athée, laïque, universaliste et antiraciste », a aussi besoin d’autre chose… dans le prolongement de A. S. Melikian-Chirvani, L’islam, le verbe et l’image », dans Fr. Bœspflug, N. Lossky éd., Nicée II, 787-1987. Douze siècles d’images religieuses, Paris, 1987, p. 89-117, et en dernière date de O. Hazan, Lavoie dir., Le Prophète Muhammad. Entre le mot et l’image, Montréal [Québec], 2011. Je n’ai pas accédé à P. Soucek, The Life of the Prophet Illustrated Versions », dans P. Soucek éd., Content and Context of Visual Arts in the Islamic World, The Pennsylvania State University Press, 1988, p. 193-217, ni à Chr. Gruber, Between Logos Kalima and Light Nur Representations of the Prophet Muhammad in Islamic Painting », Muqarnas, 26, 2009. 3 Un mémoire de master a été soutenu à Strasbourg sous ma direction, celui d’Ameer Jajé, sur Marie dans le Coran ». 4 Tilman Nagel, Muhammad. Zwanzig Kapitel über den Propheten der Muslime, Oldenburg, 2010 ; tr. fr. par Jean-Marc Tétaz, Mahomet. Histoire d’un Arabe, invention d’un Prophète, Genève, 2012. 5 Mohammad Ali Amir-Moezzi dir., Dictionnaire du Coran, Paris, Robert Laffont, Bouquins », 2007 ; Michel Cuypers, La composition du Coran. Nazm al-Quran, Paris, Gabalda, Rhétorique sémitique », 2012. 6 M. Reeber, L’Islam, Les Essentiels Milan », Paris, 2005, p. 16 très claire double page sur l’élaboration du droit islamique, p. 16-17. 7 C’est redit avec toute la clarté souhaitable par S. Basalamah, Le paradoxe de la représentation du prophète Muhammad entre éducation spirituelle et monothéisme radical », dans O. Hazan, Lavoie, p. 19-42 23. 8 R. Paret, Textbelege zum islamischen Bildverbot », dans Das Werk des Künstlers, Mélanges Hubert Schrade, Stuttgart, 1960, p. 36-48 ; Das islamische Bildverbot und die Schia », dans E. Gräf éd., Festschrift Werne Caskel zum 70. Geburtstag, Leyde, 1968, p. 224-232 ; Die Entstehungszeit des islamischen Bildverbots », Kunst des Orients, 2, 1977, p. 155-181 ; Bildverbot, III. Islam », Lexikon des Mittelalters, 1981, t. II, col. 152. Je n’ai pas pu consulter Mazhar Sevket Ipsiroglu, Das Bild im Islam ein Verbot [ ?] und seine Folgen, Munich, 1971. 9 P. Lory, L’aniconisme en Islam », Le discours psychanalytique – Revue de l’Association Freudienne, n° 2 octobre 1989, aniconisme », dans J. et D. Sourdel, Dictionnaire historique de l’Islam, Paris, PUF, 1996. 10 P. Heine, Images », Dictionnaire de l’Islam, Turnhout, 1995. 11 S. Naef, Y a-t-il une question de l’image » en islam ?, Genève, 2003, p. 13. 12 Je dois d’avoir pris conscience de cette problématique à mon collègue et ami Pierre Lory, que je remercie pour sa relecture. J’en profite pour remercier aussi de leur attention Mgr Pierre Boz, Ralph Stehly, Évelyne Martini et Françoise Bayle. 13 Versions anciennes de la Bible versions arabes », dans Dictionnaire encyclopédique de la Bible, Turnhout, 1987 ; voir D. Gimaret, Dieu à l’image de l’homme. Les anthropomorphismes de la sunna et leur interprétation par les théologiens, Paris, Les Éditions du Cerf, 1997 p. 126 il parle d’une ignorance pure et simple du texte écrit de la Bible et d’une connaissance plutôt floue de données bibliques circulant par oral. 14 Chr. Robin, Les religions de l’Arabie avant l’islam », Le Monde de la Bible, n° 129 L’Orient, de Jésus à Mahomet », 2000, p. 29-33 33. 15 Cor V, 92 Pierres dressées Ansâb et flèches divinatoires sont une souillure et une œuvre de Satan, évitez-les » ; VI, 74 il est question des idoles dont s’est détourné Abraham en révolte contre son père qui continue de les adorer et qui en fabrique Terah. 16 III, 43 ; VII, 133-134 ; XXII,31 ; XXV, 3-4. La sourate VII contient un récit de la révélation de la Loi à Moïse et de l’épisode du Veau d’or VII, 143-151 ; T. Fahd, Nusub », Sanam », dans Encyclopédie de l’Islam, 2e éd., Leyde, t. 9, 1998 ; G. R. Hawting, The Idea of Idolatry and the Emergence of Islam, Cambridge University Press, 1999. A. Meddeb, dans Art Press, 2004, p. 19, signale encore la sourate 34, 13, parlant des démons maîtres sculpteurs qui gouvernent l’atelier de Salomon. 17 Markus Hattstein, Peter Delius dir., L’islam. Arts et civilisation, Könemann, 2004, sp. les deux premiers chapitres. 18 J. Wensinck [T. Fahd], Sura », Encyclopédie de l’Islam, t. IX, 1997, p. 925-199. 19 S. Naef, p. 14-15. S’il n’y a pas de position très ferme du Coran en la matière, ce serait, selon cet auteur, parce que le culte des images n’existait presque pas en Arabie ; voir Gimaret, Dieu, p. 123 s.. 20 Voir Paret. 21 Reeber, p. 19. 22 L’associationnisme est le grief adressé par l’islam à toutes les autres religions, me semble-t-il, dans la mesure où il estime que l’idée pure de Dieu ne se trouve qu’en Islam, les autres religions associant Dieu à ce qui n’est pas lui. Au jour du Jugement, seront regroupés et réclamés par l’Enfer trois sortes d’individus Tout individu ayant associé à Dieu d’autres divinités ; tout tyran violent ; et les dessinateurs » Amdouni, p. 286. 23 Tawhid », dans Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l’islam, Paris, PUF, 1996. 24 Alfred-Louis de Prémare, Les Fondations de l’Islam. Entre écriture et histoire, Paris, Seuil, 2002, p. 24. 25 T. Nagel, Die religionsgeschichtlichen Wurzeln des sogenannten Bilderverbotes im Islam », dans H. J. Klimkeit, Götterbild in Kunst und Schrift, Bonn, 1984, p. 93 s. 26 Pierre Lory, Les rêves dans la culture musulmane, Paris, 2000 ; Le Rêve et ses interprétations en Islam, Paris, Albin Michel, 2003 ; La Vision de Dieu dans l’onirocritique musulmane médiévale, Paris, 2 vol. 2009 ; sur les six principaux sens du mot image » en française, voir Fr. Bœspflug, La Pensée des images. Entretiens sur Dieu dans l’art, avec Bérénice Levet, Paris, Bayard, 2011, sp. p. 53-57. 27 Paret ; P. Heine, Images », Dictionnaire de l’islam, soutient qu’ un grand nombre de paroles attribuées au Prophète se rapportent au rejet des images et mettent en garde contre le danger de l’idolâtrie liée aux représentations figurées ». A. Meddeb, dans Art Press, 2004, p. 19, parle d’ un chapitre consacré à l’image » celle-ci est pensée comme habitée par un manque que rien ne répare. D’où le réflexe autant ne pas faire d’image. Quelle est la nature de ce manque ? C’est le mouvement. L’image ne peut pas entrer en mouvement. On ne peut pas lui insuffler la vie, donc l’esprit. » A. Meddeb y voit la reprise, en plus narratif, d’un élément de philosophie platonicienne qui serait exprimé dans la République la mimèsis crée du mensonge. 28 Muhammad-Ali Amir Moezzi, Christian Jambet, Qu’est-ce que le shi’isme ?, Paris, Fayard, 2004 ; courte et claire présentation dans Amin Maalouf, Le Dérèglement du monde, Paris, 2009. 29 R. Stehly, Le Sahîh de Bukhârî, texte arabe avec versions parallèles, traduction et commentaire des hadiths 1 à 25, contribution à l’étude du hadith, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 1998, 2 vol. 30 Imamisme duodécimain », dans J. Sourdel, D. Sourdel, Dictionnaire historique de l’islam, Paris, 1996. 31 Naef, p. 22, cite T. Arnold qui avait souligné ce point dès 1928. 32 Sous les Ommeyades, la représentation des êtres ayant une âme » ne semble pas avoir fait l’objet d’une condamnation stricte ; voir Françoise Micheau, Les débuts de l’Islam. Jalons pour une nouvelle histoire, 2012, Paris, Tétraèdre le couverture de ce livre reproduit deux faces humaines. 33 Le Prophète aurait dit Les gens qui auront les châtiments les plus durs sont les dessinateurs » Qaradhawi, p. 112 ; Le fait de dessiner sur les vêtements, les murs, sur les pierres, sur la monnaie » est le quarante-huitième péché majeur » Amdouni, p. 285 ; R. Stehly, Un problème de théologie islamique la définition des fautes graves kabâ’ir”, Revue des Études Islamiques, 1979, p. 185-201 ; Abderrazak Mahri, Les Grands Péchés selon le Coran et la Tradition, Paris, Ennour, 2002, p. 141 et suiv. 34 Belting, Image et culte, tr. fr., Paris, 1998, p. 186 avec renvois bibliographiques. 35 Qaradhawi, p. 114. 36 Qaradhawi, p. 117. 37 Meddeb, Art Press, p. 19. 38 Meddeb, Art Press, p. 19. 39 Contentons-nous de mentionner Persépolis, la bande dessinée autobiographique de Marjane Satrapi dont s’est inspiré un long métrage 2007 présenté à Cannes et interdit de diffusion au Liban et en Tunisie, et surtout celle qu’a déclenchée Innocence of Muslims, la vidéo anti-islam américaine produite en 2012, sans parler des effets provoqués par les réactions de Charlie-Hebdo. 40 Normalement, les bandes dessinées religieuses, nombreuses en Islam, ne représentent pas le Prophètes, ni les autres prophètes, ni même les grands Compagnons Alî. Mais il se pourrait qu’il faille nuancer. M. Sifaoui, L’Affaire des caricatures, Paris, 2006, p. 53-55, apporte une utile mise au point, sous la plume d’un journaliste qui se déclare musulman p. 15 Afin d’éviter l’idolâtrie, certains courants ont décidé qu’il était strictement interdit de représenter le prophète Mahomet, alors que d’autres courants de l’islam sont restés totalement muets sur cette question. Cela étant dit, les défenseurs de l’interdiction savent que c’est une tradition qui est rejetée car elle ne trouve aucun argument coranique sur lequel elle pourrait reposer. Certains courants sunnites et les différentes écoles chiites ne tiennent d’ailleurs pas compte de cet interdit. C’est la raison pour laquelle on peut trouver aujourd’hui des représentations du Prophète dans certains pays musulmans. De nombreuses représentations de Mahomet figurent dans l’art islamique traditionnel. […] Il existe aujourd’hui plusieurs adaptations modernes du Coran réalisées en bande dessinée. Quelques-unes sont l’œuvre de musulmans éclairés tel l’universitaire tunisien Youssef Seddik. Ces adaptations ont été publiées sans qu’il n’y ait eu la moindre protestation, en tout cas aucune comparable à celle qui a suivi la publication des dessins danois. » M. Sifaoui revient sur ce sujet p. 162-163. 41 Cette interdiction de l’image de Muhammad a des limites – certaines scènes de sa vie, notamment son ascension au paradis, ont été représentées dans l’art de la miniature persane voir M. Bernus-Taylor, dans Fr. Bœspflug dir., Les religions et leurs chefs-d’œuvre, hors-série de Actualité des religions, Paris, 2000, p. 80 s. où l’on observe que le visage du prophète est comme voilé –, et ne peut pas invoquer les mêmes arguments que l’interdiction de l’image d’Allah. Les autres prophètes ont aussi été figurés, et l’on ne voit pas très bien pour quelles raisons spécifiques les prophètes ne pourraient pas l’être. 42 D’après François Clément, chercheur au CNRS, cité par Serge Lafitte, à la note 45. 43 Sifaoui, L’Affaire des caricatures, p. 163-164, qui fait observer qu’il y a là un appel à la représentation, à tout le moins dans l’imaginaire collectif » 164. 44 Mahomet. Récits français de la vie du Prophète, réunis par Philippe-J. Salazar, Paris, Éditions Klincksieck, 2006. 45 Serge Lafitte, Peut-on représenter le Prophète en Islam ? », Le Monde des religions, juillet-août 2006, p. 50-51, en reproduit une, provenant d’Iran sans autre référence, avec la légende suivante Mohamed adolescent et pas encore prophète pour contourner l’interdit de la représentation. » Ces images du Prophète adolescent seraient en vente au bazar de Téhéran. L’article de S. Lafitte emprunte beaucoup aux propos de Jean-François Clément recueillis dans Le Monde du 5 février 2006. Clément, professeur à Nancy, a écrit avec O. Roy, L’Islam, éd. Autrement, 1994 ; de lui également L’image dans le monde arabe interdits et possibilités », dans G. Beaugé, Clément dir., L’image dans le monde arabe, Paris, Éd. du CNRS, 1995, p. 11-42. 46 D’après Serge Lafitte, Peut-on représenter le Prophète en Islam ? »., citant Jean-François Clément aucun renvoi à des textes édités. 47 Th. Arnold, Painting in Islam, p. 92-93 ; O. Grabar, M. Natif, The Story of Portraits of the Prophet Muhammad », dans Écriture, calligraphie et peinture, Studia Islamica, 96, 2003, p. 19-38 et pl. VI-IX. 48 Je fais mienne cette distinction lue chez O. Hazan, dans O. Hazan, Lavoie, p. 117. 49 Le terme de maqâmât séances » désigne un genre littéraire arabe classique développé au xe siècle. Il est composé de récits courts et indépendants en prose rimée avec des insertions de poésie. Créé par al-Hamadhânî 968-1008, ce genre d’une virtuosité stylistique étincelante culmine avec al-Harîrî 1054-1122. Les Maqâmât d’al-Harîrî ont été luxueusement enluminées par Al-Wâsitî à Bagdad en 1237. Ces peintures offrent un tableau incomparable de la vie des villes et des compagnes du monde arabe médiéval. 50 M. Scopello, Les manichéens, de grands communicateurs », dans Religions & Histoire, n° 3, juillet-août 2005, p. 37-39 Les manuscrits manichéens et leurs enluminures raffinées ont exercé une véritable fascination notamment dans l’Iran islamique. C’est ainsi qu’un auteur du xiie siècle, Ibn Af-Jawzî, relate de manière saisissante ce bûcher allumé à Bagdad en 923 pour brûler quatorze sacs de livres confisqués aux sectateurs de Mani et d’où s’écoulent des ruisseaux d’or et d’argent fondus » cité par F. Déroche, Le Livre manuscrit arabe, Paris, BNF, 2004, p. 113. 51 Michael Barry, L’Art figuratif en islam médiéval. L’œuvre du peintre Behzad de Hérât 1465-1535, Paris, 2004 ; Rachel Milstein, La Bible dans l’art islamique, Paris, 2005 ; un certain nombre de précisions contenues dans les lignes qui précèdent proviennent d’une correspondance avec Sylvie Naef, que je remercie ; voir son L’Islam et l’image, sp. chap. 2. 52 Sheila Blair, Jonathan Bloom, Caricature, 2/ Elsewhere, ii, Islamic », Dictionary of Art, 1996, p. 761. 53 Sir Arnold, The Old and New Testament in Muslim Religious Art, Londres, 1928, 1932 ; Id., Painting in Islam, 1924, éd. révisée, New York, 1965 ; A. A. Cohen, The Hebrew Bible in Christian, Jewish and Muslim Art, New York, 1963 ; N. Brosh, R. Milstein, Biblical Stories in Islamic Painting, Jérusalem, 1991 54 R. Milstein, The Iconography of Moses in Islamic Art », Jewish Art 12/13, 1986-1987, p. 199-212. 55 A. Chastel, La rencontre de Salomon et de la reine de Saba dans l’iconographie médiévale », Gazette des Beaux Arts, 6e Période, t. XXXV, 91e année, 1949, p. 99-114. 56 Meddeb, Art Press, p. 20 Ainsi, l’image rend manifeste l’interprétation incarnationniste du Coran […] Le peintre qui avait peint l’Annonciation puis Muhammad recevant le Verbe pressentait l’analogie entre les deux scènes, il savait que l’opération de la réception coranique plaçait son protagoniste dans une situation mariale ». 57 Elle est tirée du recueil sans auteur, ni date, ni lieu d’édition, dans Lithographies originales Hors-texte couleurs. 58 A. Meddeb, Contre-Prêches, chronique 28, p. 117 puis 119, qui renvoie à la chronique n° 1. 59 1/ les Qisas al-anbiya récits prophétiques ; 2/ Les vestiges des siècles passés d’Al-Biruni texte produit vers 1000, illustré en 1307 ; 3/ Le compendium des chroniques de Rashid al-Din Tabib le plus ancien manuscrit à peintures date de 1306-1307 ; 4/ Le Miraj Nameh de Mir Haydar 1436, racontant le Voyage nocturne du Prophète à travers les cieux et les enfers j’emprunte cette présentation à O. Hazan, p. 117-118. 60 C’est ce qu’écrit Jacqueline Rémy dans L’Express, 9 février 2006, p. 58. 61 A. Vernay-Nouri, Muhammad, une représentation licite… hors du champ religieux », Le Monde de la Bible, n° 197, juin-juillet-août 2011, p. 12-13. 62 La couverture du livre d’A. Meddeb, Contre-Prêches, reproduit sur la jaquette de sa couverture cette scène telle qu’elle a été peinte dans le manuscrit de la Somme des chroniques Jâmi’ at-Tawârîkh de Rashîd ad-Dîn Faz’lu’l-Lâh T’abîb un juif converti. Ce serait la première peinture représentant le Prophète p. 9 dans ce manuscrit enluminé à Hérat, capitale dynastique des Ilkhanides, vers 1312, sans doute sous le contrôle de Rashîd ad-Dîn sic, p. 11, mais ce n’est qu’une supposition, par un peintre nommé Lûhrasp p. 12 ; Meddeb renvoie au travail de Sheila Blair, A Compendium of Chronicles. Rashîd al-Dîn’s Illustrated History of the World, Londres/Oxford, 1995 ; elle suivrait de près la version de l’épisode donné par T’abarî 839-923, que Meddeb cite au long dans la traduction française signée par Hermann Zotenberg au xixe siècle p. 10 ; mais l’auteur n’explique pas assez l’iconographie de sa couverture la figure semble être plutôt celle d’un ange que celle du Prophète. Voir encore L’archange Gabriel révèle la surate VIII le Butin au Prophète, page du Siyar an-Nabi Vie du Prophète, Turquie, Istanbul, 1594-1595, pour le sultan Murad III, Paris, Louvre, MAO 708 ; Miniature, Siyar an-Nabi, 1594-1595 ; Istanbul, Topkapi Saray Müzesi, Ms. 1222, f. 155 ; J. Sourdel-Thomine, B. Spuler, PKG, Berlin, 1973, fig. 414 63 Muhammad et l’archange Gabriel, miniature, dans un Gami al Tawarik [une histoire du monde] de Rachid al Din, entre 1307 et 1314, Édimbourg, Bibl. de l’univ., ms. arabes et perse n° 20, f. 45 v ; repr. dans J. Sourdel-Thomine, B. Spuler, PKG, Berlin, 1973, fig. 273 et notice B. W. Robinson, p. 313-314. 64 L’archange Gabriel révèle la surate VIII le Butin au Prophète, page du Siyar an-Nabi Vie du Prophète, Turquie, Istanbul, 1594-1595, pour le sultan Murad III, Paris, Louvre, MAO 708 ; Miniature, Siyar an-Nabi, 1594-1595 ; Istanbul, Topkapi Saray Müzesi, Ms. 1222, f. 155 ; J. Sourdel-Thomine, B. Spuler, PKG, Berlin, 1973, fig. 414. 65 Le Voyage nocturne de Muhammad sur sa monture Buraq », miniature de Mi’rag Nameh, Coran, S. XVII, xve s. ; Londres, British Museum repr. dans H. Vorgrimmler et al., Engel, Lucerne, 2001, p. 128 le visage du Prophète est normalement peint ; miniature, de Sultan Muhammad pour un poème de Khamza des Nizami [ ?], vers 1540 ; Londres, British Museum Engel, Lucerne, p. 134 ; miniature du Livre des sorts, Inde, vers 1610-1630 ; Londres, The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art, Ms 979, f. 12v ; repr. dans Chevaux et cavaliers arabes dans les arts d’Orient et d’Occident. Cat. d’expo., Paris, Institut du Monde Arabe, 2002, p. 210. 66 Muhammad et ses compagnons, miniature tirée du Hayrat-al-Abrar de Neval, Afghanistan, fin du style de Herat, Oxford, BL, ms 287, f. 7 Religions & Histoire, n° 36, p. 37. 67 Muhammad et ses disciples en route pour la bataille de Badr 624, miniature turque, 1568 ; Istanbul, musée du palais de Topkapi R&H 36, p. 27. 68 Muhammad et Ali débarrassant la Kaaba de ses idoles, page enluminée du Raudat-al-Safà, Iran, vers 1590 ; Berlin, musée d’art islamique R&H, 36, p. 33. 69 Muhammad prêchant pour la dernière fois à la mosquée de Médine, Turquie, xvie siècle, Istanbul, musée d’art turc et islamique R&H, 36, p. 23. 70 Muhammad, Ali, Al-Hasan et al-Musayn en haut, et Uthman, Umar et Abu Bakr en bas au paradis, miniature tirée du Khavarnama poème sur les exploits guerriers de Ali, Pendjab, 1686 ; Londres, BL, Add 19766, f. 562v R&H, 36, p. 35. 71 Mohammad, Messenger of God 1976, de Moustapha Akkad, avec, dans la version anglaise, Anthony Quinn dans le rôle de Hamza. Le Prophète n’y est pas visible Ali non plus – sa présence est évoquée par quelques vibrato et une caméra subjective » le spectateur voit ce que le Prophète est censé voir ; voir à ce sujet Fr. Bœspflug, Dieu de face, Dieu de dos. À propos d’une vision de Moïse dans l’enluminure médiévale », Le Monde de la Bible, n° 156, janvier-février 2004, p. 44-51. 72 A. Wessels, Christliche Kunst in der islamischen Welt », dans T. Sundermeier, V. Küster, Die Bilder und das Wort. Zum Verstehen christlicher Kunst in Afrika und Asien, Göttingen, 1999, p. 67-77 68, citant K. Cragg, The Arab Christian. A History in the Middle East, Londres, 1992, p. 268. 73 D’après les théologiens soufis des souverains moghols, cités par Serge Lafitte qui n’indique aucune source dans son article. 74 Muhammad s’adressant aux chrétiens et aux juifs ; Chronologie d’Al Biruni, xvie siècle ; Paris, ms. arabe 1489, f. 87. 75 Université d’Édimbourg, ms. Or. 20f, fol. 45 v° ; O. Grabar, Images en terre d’Islam, Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2009, p. 23. 76 D’après Marie-Rose Seguy, Nameh, Miraj The Miraculous Journey of Mahomet. Introduction and commentaries by Marie-Rose Séguy, 1977, Éd. George Braziller, pl. 22, les traits du visage auraient été effacés par un fidèle se référant aux règles traditionnelles » interdisant la figuration d’être vivants. 77 Paris, BnF, Suppl. turc 190, f. 57 ; O. Grabar, p. 46 ; autres exemples p. 204-205 ; la spécialiste de ce manuscrit est Marie-Rose Seguy ; voir la thèse de doctorat dont il a été question dans notre Avant-propos à ce numéro de la RevSR, celle d’Ataa Denkha, L’imaginaire du paradis dans le christianisme et dans l’islam. Une étude comparative », décembre 2012, qui fait une grande place à l’étude de ce manuscrit, sp. p. 288 et suiv. 78 Sarai Album, début du xive siècle, Istanbul, Topkapi Seray Müzesi, hazine 2154, f. 42b ; O. Grabar, p. 48-49. 79 Ainsi dans une page peinte du Quintette Khamse de Nizami 1141-1217, réalisé en 1539-1543 à Tabriz Iran ; Londres, British Library, Or. 2265, f. 195 ; O. Grabar, p. 204. 80 Voir Gabriel entre Moïse et Muhammad, miniature, Turquie, fin du xvie siècle coll. Museum für islamische Kunst, Berlin, repr. dans Art Press, 2004, p. 45. 81 Je songe au visage vide de l’ange central de la Salutation d’Abraham à Rome, San Giovanni a Porta Latina vers 1200, au visage vide du saint Dominique de Matisse dans la chapelle de Vence, au visage vide des dessins de Prions en Église, à l’affiche du spectacle Jésus de Robert Hossein, etc. 82 Muhammad prêchant devant les membres de la tribu de Abd al-Muttalib, miniature de Lutfi Abdullah, tirée d’un manuscrit du Siyer-i-Nebi, manuscrit ottoman, fin du xvie siècle, Istanbul, musée du palais de Topkapi. 83 Fatima, Muhammad, Ali, miniature du xviiie siècle 84 O. Hazan, Entre l’auréole, le voile et la flamme, les métamorphoses corporelles du Prophète dans les manuscrits arabes, persans et turcs xive-xixe siècle, dans O. Hazan, Lavoie, p. 115-147 117. La fin de son article établit que l’auteur impute peu ou prou cette résistance à l’eurocentrisme des Occidentaux, ce qui paraît peu vraisemblable. 85 Assadullah Souren Melikian-Chirvani, Le Chant du monde. L’Art de l’Iran safavide, 1501-1736, cat. d’expo., Paris, musée du Louvre, oct. 2007-janvier 2008 ; Arts de l’Islam. Chefs-d’œuvre de la collection Khalili, cat. d’expo., Paris, Institut du monde arabe, oct. 2009-mars 2010 ; A. Vernay-Nouri, avec la collaboration d’A. Berthier, Enluminures en terre d’Islam, entre abstraction et figuration, cat. d’expo, Paris, Bibliothèque nationale de France, 2011. 86 P. Centlivres, M. Centlivre-Demont, Imageries populaires en Islam, Genève, 1997, p. 26. 87 O. Grabar, p. 145. 88 Je me fais dans tout ce paragraphe l’écho d’une opinion émise par Pierre Lory dans une correspondance. 89 Le Pèlerin, n° 6840, 8 février 2007, p. 34. 90 Meddeb, Contre-prêches, chronique n° 28, p. 120, qui poursuit On constate ainsi que les Taliban qui ont pulvérisé les Bouddhas de Bamian n’ont fait qu’obéir à un mot d’ordre wahhabite en dynamitant ces formes monumentales taillées à même la falaise, demeurées intactes dans une région pourtant soumise à l’autorité islamique depuis près de quatorze siècles ». 91 Delphine Minoui, interview de Jamal Rahmati, caricaturiste iranien. 92 M. Chebel, La Croix, jeudi 2 février 2006, p. 4. 93 Jean-Jacques Schmidt, Livre de l’humour arabe, Paris, Actes Sud, 2005 ; voir aussi P. Lory, Humour et religion musulmane », Bulletin de la Société des Amis des Sciences Religieuses, n° IV 2003. 94 Sifaoui, p. 165. 95 J. Kotek, D. Kotek, Au nom de l’antisionisme. L’image des Juifs et d’Israël dans la caricature depuis la seconde Intifada, Paris, 2003, 2005. 96 M. A. Amir-Moezzi, La spiritualité de l’image en islam shi’ite le cas des icônes de poche », tel est le titre d’une conférence faite par lui à Aubervilliers le 14 janvier 2013. 97 Malek Chebel, dans La Croix, jeudi 2 février 2006, p. 4. Chebel fait observer que les hadith n’ont pas la même autorité que le Coran. Anthropologue, il est l’auteur de plusieurs livres, dont L’islam et la raison, Paris, 2005. Voir aussi sa déclaration dans Télérama, 2-8 février 2006, p. 17. 98 Abdennour Bidar, La fièvre de l’absolu », Esprit, mars-avril 2006, p. 328-332 328. 99 Fr. Bœspflug, Offense à Dieu et réparation. Miettes théologiques », Arts Sacrés, n° 18, juillet-août 2012 dossier Du blasphème dans l’art », p. de page Pour citer cet article Référence papier François Bœspflug, Le Prophète de l’islam serait-il irreprésentable ? », Revue des sciences religieuses, 87/2 2013, 139-159. Référence électronique François Bœspflug, Le Prophète de l’islam serait-il irreprésentable ? », Revue des sciences religieuses [En ligne], 87/2 2013, mis en ligne le 01 avril 2015, consulté le 30 août 2022. URL ; DOI de page Comme s’il pressentait que son heure était proche, Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ; Il marchait en rendant aux passants leur salut ; On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ; Il s’arrêtait parfois pour voir les chameaux boire, Se souvenant du temps qu’il était chamelier. Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge d’amour, Les temps antérieurs, l’ère immémoriale. Il avait le front haut, la joue impériale, Le sourcil chauve, l’oeil profond et diligent, Le cou pareil au col d’une amphore d’argent, L’;air d’un Noé qui sait le secret du déluge. Si des hommes venaient le consulter, ce juge Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier, Ecoutait en silence et parlait le dernier. Sa bouche était toujours en train d’une prière ; Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ; Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ; Il s’asseyait à terre et cousait ses habits. Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne, Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune. A soixante-trois ans une fièvre le prit. Il relut le Coran de sa main même écrit, Puis il remit au fils de Séid la bannière, En lui disant » Je touche à mon aube dernière. Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. » Et son oeil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire. Il vint à la mosquée à son heure ordinaire, Appuyé sur Ali le peuple le suivant ; Et l’étendard sacré se déployait au vent. Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ; » Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ; La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand. Peuple je suis l’aveugle et je suis l’ignorant. Le lendemain matin, voyant l’aube arriver Aboubèkre, dit-il, je ne puis me lever, Tu vas prendre le livre et faire la prière. » Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ; Il écoutait pendant qu’Aboubèkre lisait, Et souvent à voix basse achevait le verset ; Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte. Et l’ange de la mort vers le soir à la porte Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer. Qu’il entre. » On vit alors son regard s’éclairer De la même clarté qu’au jour de sa naissance ; Et l’ange lui dit Dieu désire ta présence. — Bien, » dit-il. Un frisson sur ses tempes courut, Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut. »→ A LIRE AUSSI Mots à la femme, miroir de vie Par Khalifa Ababacar Gaye Victor Hugo, le 15 janvier Nice, Le 7 février 2015→ A LIRE AUSSI Journée de la femme Madické Niang anticipe avec un poème touchant ! → A LIRE AUSSI Saccage chez le maire de Keur Massar Accusé d’en être le cerveau, Pape Sarr répond vidéo

un petit poème sur le prophète mohamed